Bauhaus-Universität Weimar

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ANTISEPSIE et ASEPSIE. 
diminue la production de chaleur que l’on observe après la piqûre du corps strié. 
Gottlieb, déjà cité, admet que la perte de chaleur après injection d’antipyrine sur les 
animaux aux centres thermiques-excités atteint 55 p. 100, alors que la quinine n amène 
qu’une hyperradiation de 40 p. 100. D’où cette conclusion clinique, que, dans les hyper- 
thermiesaiguës, quand on veut obtenir une chute rapide de la température, il faut pré¬ 
férer l’antipyrine à la quinine, mais en se tenant prêt à combattre la réascênsion ther¬ 
mique qui se produit bientôt. Dans les cas où l’on cherche, au contraire, une action 
antithermique durable, la quinine est supérieure à l’antipyrine. 
Action antiseptique. — ßROUARDELet Love (B. B., 1885, p. 105), étudiant comparati¬ 
vement l’action physiologique de la thalline, de l’antipyrine et de la kaïrine, virent que 
l’antipyrine retardait la fermentation de la levure de bière, et, en solution de 1 p. 100, 
s’opposait à la germination des graines. Çaravias (thèse citée, p.37), Cazeneuve et Visbeck 
(Lyon médical, 1892) signalent le rôle antiputride de l’antipyrine à la dose de 1 p. 100; 
Roux et Rodet (Lyon médical, 1892) ont vu également une solution de 4 p. 100 suffire 
pour gêner, sinon stériliser des cultures de Bacillus coli communis. D’après Chittenden 
et Stewart (cités par Wood), même à très faible dose, 3 p. 100, l’antipyrine arrêterait l’ac¬ 
tion digestive d’une solution acidulée de pepsine. Cette observation, intéressante au point 
de vue clinique, mériterait d’être reprise méthodiquement. 
Absorption et élimination. — L’absorption de l’antipyrine même par la voie diges¬ 
tive est très rapide. Chez l’homme les effets sédatifs se manifestent souvent un quart 
d’heure après la prise du cachet. Injectée dans la veine, son action est immédiate; nous 
avons vu les convulsions cloniques éclater dans la tête chez un chien à moelle sectionnée, 
quand l’injection des 5 centimètres cubes de la solution à 25 p. 100 n’était pas encore 
complètement terminée. Capita* et Gley (De la toxicité de l'antipyrine suivant les voies 
d'introduction. B. B., 1887, p. 703) ont chez le lapin déterminé la dose toxique suivant le 
mode d’introduction. Par injection sous-cutanée il faut l**,43 à l&r,50 par kilogramme 
pour tuer l’animal en 1 heure 30, chiffre moyen. Par injection intra-veineuse (veine de 
l’oreille), il faut 0,64, 0,68 suivant un temps qui varie de 15 à 45 minutes. Par la veine 
mésentérique, 0,75 à 0,95; mort en 30 ou 36 minutes. Les accidents toxiques sont plus 
intenses lorsque l’injection est faite sous la peau ou dans la veine périphérique que lors¬ 
qu’elle est poüssée dans une veine mésentérique. Ces recherches tendent à montrer que 
le foie possède le pouvoir de retenir une certaine quantité d’antipyrine, comme il le 
fait pour la nicotine et presque tous les alcaloïdes. Cette opinion trouve sa confirmation 
dans les recherches de Wera Iwanoff (A. Db., 1887, Suppl.) sur le foie des grenouilles 
antipyrinées. Les cellules hépatiques sont profondément modifiées dans leur cellule et 
leur protoplasma. 
L’antipyrine s’élimine surtout par les urines; on ne l’a trouvée ni dans la sueur ni 
dans la salive, Haye (Roberts Jahresb., 1885); mais Pinzani aurait reconnu sa présence 
dans le lait d’une nourrice (Centr. f. die Ges. Therap., août 1890). 
Pour rechercher l’antipyrine dans l’urine, on acidifie avec SCDH2, 6 à 8 gouttes pour 
10 centimètres cubes d’urine, et on traite par une goutte de perchlorure de fer qui donne 
une coloration rouge pourpre : il est souvent utile de décolorer au préalable l’urine par 
le noir animal. 
On peut généralement reconnaître le passage du médicament dans l’urine dès la vingt- 
cinquième minute ; vers la quatrième ou cinquième heure, la réaction est la plus nette, 
mais elle persiste encore, quoique très faible, au bout de 36 heures. 
L’antipyrine paraît diminuer la sécrétion de l’urine; mais le fait au point de vue cli¬ 
nique est loin d’être bien établi. Expérimentalement Casimir (loc. cit., 1886) a vu que des¬ 
doses massives (3,50) diminuent la sécrétion urinaire pendant une demi-heure (vaso¬ 
constriction indiquée par le néphrographe) ; puis la quantité d’urine émise parles ure¬ 
tères reprenait le chiffre normal, ou même le dépassait. 
F P. LANGLOIS. 
ANTISEPSIE et ASEPSIE. — Sous le nom d’antisepsie on désigne 
l’ensemble des moyens dont le médecin et le chirurgien disposent pour combattre les 
maladies septiques ou infectieuses, c’est-à-dire les maladies dues à la présence dans l’or¬ 
ganisme de microbes ou bactéries (voy. Bactériologie), qui entravent et pervertissent le
        

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