Bauhaus-Universität Weimar

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AM YOTROPHI E. 
et des modifications électriques telles que la contraction, au lieu d être immédiate, taide 
à se produire : qu’au lieu d’être brusque, momentanée, elle devient traînante, une fois 
réalisée. . 
La réaction à l’électricité est modifiée profondément. Laissons de coté 1 electncite 
statique, dont les usages sont restreints, et appelons l’électrisation par courants intermit¬ 
tents, faradique (F), et l’électrisation par courants continus, galvanique (G). 
Or l’expérience a appris que, dans les divers cas d’amyotrophie, tantôt ces deux 
électricités se modifiaient également, par diminution, ou par abolition simple ; que, 
tantôt l’une (G) augmentait, ou restait égale, alors que l’autre (F) diminuait; on dit 
alors qu’il y a modification quantitative; que tantôt, la réaction électrique devient plus 
lente à se produire, ou plus prolongée ; ou bien que l’action du courant allant du pôle 
négatif au pôle positif, d’ordinaire plus marquée, devient, au contraire, moindre. On 
dit alors qu’il y a modification qualitative par inversion de la formule normale de la loi des 
secousses musculaires (Yoy. Électricité). C’est à l’ensemble des modifications quanti¬ 
tative et qualitative des électricités faradique et galvanique qu’on donne, depuis Ebb, le 
nom de Réaction de Dégénérescence (DR). . 
Nous n’avons pas à nous étendre ici sur ces considérations qui servent au diagnostic 
clinique et qui s’appliquent plus spécialement à l’histoire des névrites. Pratiquement, 
nous devons retenir : _ 
1° Que la DR n’apparaît pas dans les amyotrophies d’origine cérébrale, parmi les¬ 
quelles l’hystérie1; 
2° Qu’elle n’appartient pas non plus à l’amyotrophie myopathique; 
3° Que, par contre, elle est de règle dans les amyotrophies par altérations cellulaires 
spinales, par altérations des racines antérieures, et surtout par altérations des nerfs 
périphériques. 
Ajoutons encore que le pronostic d’une amyotrophie est, en général, en proportion 
directe de l’intensité de cette réaction de dégénérescence. 
Le pronostic géuéral de l’amyotrophie nous apprend qu’ellfe peut guérir; et un fait 
fort important de physiologie pathologique est celui du retour possible à ses propriétés 
normales pour un muscle frappé d’atrophie depuis un temps qui peut atteindre et 
dépasser 12 et 14 mois. 
Dans tout ce qui précède nous n’avons en vue que la fonction du muscle, en 
général; en effet, les fonctions qu’accomplissent les divers muscles, en tant qu’organes 
distincts, ne peuvent être étudiées ici spécialement : leur mode d’action, soit isolément, 
soit en s’associant à des congénères, soit en luttant avec d’autres muscles, dits antago¬ 
nistes, appartient à la physiologie mécanique des muscles; et les perturbations fonc¬ 
tionnelles qu’entraîne l’atrophie musculaire rentrent plutôt dans une étude de sympto¬ 
matologie. Nous ne mentionnerons donc pas les affaiblissements paralytiques, les 
immobilisations des segments de membres en flexion, en extension, les déviations arti¬ 
culaires (pied-bot, par exemple); celles des organes (strabisme), etc........ 
II. Pathogènie des amyotrophies. — Ce qui précède nous fait voir 1 intimité des 
rapports de la fibrille musculaire avec ses éléments d’innervation; nous allons montrer 
que ces rapports constituent le véritable substratum anatomo-physiologique pour une 
pathogénie des amyotrophies. En effet, les diverses causes morbides ne parviennent, en 
général, à influencer le muscle que par l’intermédiaire du système nerveux; — réserve 
faite quant à présent, pour certains cas, sur lesquels nous reviendrons, où le muscle 
paraît atteint primitivement. } 
Le chapitre pathogénique doit donc comprendre : A, une étude de 1 amyotrophie 
dans ses rapports avec le système nerveux; B, une étude étiologique générale. 
A. Étude de l’amyotrophie dans ses rapports avec le système nerveux. —Tout 
repose sur la conception d’un système neuro-musculaire dans lequel la fonction et la vita¬ 
lité musculaire sont sous la dépendance del’élémentnerveux. En dehors de la fibrille muscu¬ 
laire ce système comprend : le nerf moteur et la cellule des cornes antérieures ; de plus, 
cette cellule est en rapport plus ou moins direct ou compliqué avec des filets nerveux 
sensitifs venus du muscle ou de la région celluleuse et cutanée qui l’entoure, ou d un 
1. Le fait reste encore très discutable pour cette névrose.
        

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