Bauhaus-Universität Weimar

ABSORPTION. 
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cas, dans les urines, l’iodure comme tel, ou combiné aux substances organiques (Kopff, 
Przelad Lekarski, nos 44, 45). R. Winternitz (Arch. f. exp. Pathol, u. Pharmakol., xxviii, 
1887, 405) s’est occupé de l’absorption par la peau en tenant compte de l’influence du 
dissolvant. La résorption de la strychnine par la peau du lapin se fait facilement quand 
on emploie la solution chloroformique; elle est moins facile au contraire avec les solu¬ 
tions éthérées et alcooliques. On n’observe de résorption de la solution aqueuse que si 
l’endroit de l’expérience est rasé et imbibé de chloroforme (15' à 20'), d’éther (5/ à 15') ou 
d’alcool (15'). L’absorption est alors la plus rapide après application du chloroforme et 
la moins rapide après celle de l’alcool. Dans ces conditions mêmes 1 absorption des 
solutions aqueuses ou huileuses est très restreinte. La peau humaine, qui possède un 
épiderme plus résistant que celui du lapin, est moins susceptible encore de résorber les 
solutions aqueuses d’alcaloïdes, par exemple, ou de sels de lithium (employés également 
par Paschkis et Obermayer : voir plus haut). Les solutions éthérées permirent seules la 
résorption, tandis que celle-ci ne s’observait pas avec les solutions alcooliques ou chlo¬ 
roformiques. Les lavages d’éther permirent également seuls la résorption des solutions 
aqueuses, tandis que le chloroforme et l’alcool demeuraient sans action. — Valentin 
Johl (Untersuchungen über das Resorptionvermögen der menschl. Haut für zerstaübte Flus- 
sigk. B. Arch. f. klin. Med., xxxv, 514-523) qui a expérimenté chez l’homme l’effet des pul¬ 
vérisations sur la peau, pense que l’ahsorption est possible, au moins pour les solutions 
alcooliques de tanin, de salicylate de soude ou d’acide salicylique. Le ferrocyanure de 
potassium en solution à 3 p. 100 se trouve en quantité minime dans les urines, déjà 
après six heures, G. Maas (Ueber die Resorption fein zerstaübt. Flüssigk. d. mensch. Haut. 
Würzburg. Dissert., 1886) et Ritter (Zur Frage der Hautresorption. Berl. klin. Woch., 
4886, n° 47), qui ont essayé l’effet des pulvérisations de solutions d’iodure de potassium 
et de salicylate de soude continuées pendant une demi-heure, admettent qu’il n y a pas 
la moindre résorption cutanée. L’emploi de l’acide salicylique a donné une seule fois 
un résultat positif; mais alors, la concentration 4 à 5 p. 100 était telle qu’il se produisit 
des ulcérations qui favorisèrent l’absorption même de sels indifférents. L’emploi des 
onguents, même de la lanoline, ont donné des résultats négatifs à Ritter et à Pfeiffer 
(Inaug. Dissert. Würzburg, 1886). Ces résultats sont très différents, on le voit, de ceux 
qu’a obtenus Champouillon (C. R., lxxxii, 1011-1013) qui prétend que la peau résorbe 
le fer et le manganèse des eaux minérales. Guinard et Bouret (Lyon médical, 1891), 
dans leurs recherches sur la résorption par la peau des substances incorporées dans 
la graisse, la vaseline, la lanoline, ont admis que, même après plusieurs heures d ap¬ 
plication, ni l’iodure de potassium, ni la strychnine, ni l’atropine, ni le chlorure mer- 
curique ne sont absorbés, et cela, pas plus chez l’homme que chez les animaux, tels 
que le chien, le bœuf, le lapin, quand on prend les précautions nécessaires pour qu’ils 
ne puissent lécher le médicament. 
L’absorption d’iode après application de pommade iodurée doit dépendre, d’après 
ces auteurs, de la mise en liberté d’iode. Cette mise en liberté aurait lieu surtout dans 
les graisses, puis dans la lanoline, enfin dans la vaseline. On a cru, pendant un certain 
temps, que la lanoline favorisait la résorption des médicaments par la peau. Cette idée 
est abandonnée aujourd’hui (Guttmann. Z. f. klin. Med., xii, 274, 289). Des travaux plus 
récents, tels que ceux de Schum (Experiment. Beiträge zur Frage der Resorpt.v. der menschl. 
Haut. Dissert., Wurzhurg, 1892) concluent à l’absorption par la peau de l’acide phénique, 
de l’acide salicylique, du salol en solutions alcooliques ou aqueuses, tandis que l’iodure 
de potassium, le salicylate de soude, le tanin, la.résorcine ne seraient pas résorbés, 
Les premières comprendraient les substances oxydantes et kératolytiques, les secondes, 
les substances réductrices et kératoplastiques. Bourget (Ueber die Resorption der Salir 
cylsäure durch d. Haut. Therap. Monatshefte, Nov. 1893) a employé les pommades à 
l’acide salicylique dans le traitement d’affections rhumatismales, et il conclut, des 
résultats obtenus et aussi de l’examen des urines, à la résorption du principe actif. Ses 
conclusions sont d’ailleurs les suivantes : l’acide salicylique est rapidement et active¬ 
ment résorbé par la peau. La peau des individus jeunes résorbe plus activement que 
celle des individus âgés ; celle des blonds, mieux que celle des individus à cheveux foncés. 
Le véhicule employé a une grande influence. Le véhicule le plus favorable est la 
graisse ordinaire; avec la vaseline ou la glycérine, la résorption est nulle ou très faible.
        

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