Bauhaus-Universität Weimar

AMYGDALINE — AMYLACÉS. 
445 
L’éducation musicale nécessite, en elfet, l’aide du langage, tant en ce que le chant 
est le plus souvent vocalisé, qu’en ce que, pour l’apprentissage de la signification des 
notes, c’est à des mots qu’on a recours, pour fixer dans l’esprit leur valeur symbolique. 
Il-résulte de là qu’il se crée à l’état normal une union intime entre les deux facultés, 
qui rend compte de leurs liens pathologiques. En somme, le mécanisme psycho-physio¬ 
logique qui préside à l’élaboration et à la constitution de la faculté musicale paraît être 
tout à fait analogue à celui par lequel se crée et s’établit la faculté du langage verbal, 
bien qu’ils jouissent l’un et l’autre d’une relative autonomie. 
Pour la bibliographie, elle est la même que pour Aphasie; car la plupart des auteurs 
ont traité l’Amusie comme un chapitre de l’Aphasie. 
PAUL BLOGQ. 
AMYGDALINE. — Découverte par Robiquet et Boutron-Charlard dans les 
amandes amères, cette substance, dont la formule est C20H27AzOH + 3H20,est un digly- 
coside benzoylcyanhydrique. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanche, formée 
par des cristaux en paillettes soyeuses. Sans odeur, d’une saveur amère, soluble dans l’eau 
bouillante et l’alcool, insoluble dans l’éther; sa réaction est neutre. Elle est lévogyre. 
Préparation. — Pour la préparer on traite le tourteau d’amandes amères par l’al¬ 
cool à 94° bouillant. On distille pour recueillir une grande partie de l’alcool. Dans le 
résidu se trouve l’amygdaline que l’on précipite par l’éther et que l’on purifie en la tai¬ 
sant redissoudre dans l’alcool ou l’eau bouillante et en la laissant cristalliser. 
Propriétés. — Elle jouit d’une propriété spéciale de dédoublement sous l’action de 
substances pouvant produire son hydratation; elle se décompose alors en glycose, acide 
cyanhydrique et essence d’amandes amères. 
Cette transformation est produite d’une façon très rapide sous l’influence de la synap- 
tase ou émulsine, ferment spécial des amandes, en présence de l’eau, en ayant soin 
d’éviter les agents qui coagulent l’émulsine,tels que l’alcool,le tannin,les acides énergiques, 
une température élevée, etc. Cl. Bernard s’est servi de cette propriété pour montrer que 
les fermentations peuvent avoir lieu dans le sang, et qu’elles déterminent dans l’organisme 
des phénomènes dus à la présence du principe toxique qui a pris naissance. Dans la 
veine jugulaire d’un lapin on injecte 1 gramme d’amygdaline dissous dans environ 
8 centimètres cubes d’eau, simultanément on injecte, dans l’autre veine jugulaire, une 
quantité suffisante de dissolution d’émulsine préparée en faisant macérer pendant quelques 
heures, dans l’eau tiède, des amandes douces pilées, et en filtrant ensuite. L’émulsine agit 
bientôt sur l’amygdaline, et, si la quantité est suffisante pour que l’acide cyanhydrique 
produit ne soit pas éliminé, à mesure de sa formation, par le poumon, l’animal ne tarde 
pas à succomber intoxiqué. 
L’amygdaline n’a pas de propriétés physiologiques spéciales et n’est pas employée 
en médecine. Le seul usage que l’on pourrait en faire serait de profiter, comme l’ont 
conseillé Liebig et Wœhler, de sa transformation sous l’intluence del’émulsine,pour rem¬ 
placer l’eau distillée de laurier cerise, dont la composition est loin d’être toujours égale, 
par une mixture qui donnerait un produit sur lequel on pourrait compter, qui contiendrait 
5 centigrammes d’acide cyanhydrique anhydre et 16 centigrammes d’essence demandes 
amères. Pour l’obtenir, on fait une émulsion avec 8 grammes d’amandes douces, 
32 grammes d’eau et 1 gramme d’amygdaline. 
Bibliographie. — D. W. et Suppl. — Reymond. Du dédoublement de Vamygdaline par 
Vémulsine dans le corps vivant (Thèse de Lausanne, 1876). — Mackwort et Hafner. Einfluss 
der Zeit, der Concentration, und der Temperatur auf die Menge des vom Emulsin zersetzten 
Amygdalins (J. für prakt. Chem., 1875, t. xxi, p. 194). — Claude Bernard. Subst. tox. et 
médicament, 1857, p. 97. — Jones. Poisoning by essential oil of bitter almonds (Lancet, 
1857, (1), p. 45). — I.C (art. Amygdala amara). 
CH. LIVON. 
AMYLACÉS.- On désigne sous le nom de matières amylacées des sub¬ 
stances ternaires, solides, amorphes ou offrant le plus souvent un certain degré d’orga¬ 
nisation, solubles ou insolubles dans l’eau, pouvant être représentées par du carbone 
uni à l’hydrogène et à l’oxygène (ces deux derniers corps dans les proportions de l’eau)
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.