Bauhaus-Universität Weimar

AMNIOS, 
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On a édifié bien des théories pour expliquer la formation de l’amnios; les uns ont 
pensé que le poids de l’embryon le fait descendre dans la vésicule blastodermique, 
de sorte qu’il s’enveloppe des membranes comme d’un manteau. D’autres ont invo¬ 
qué des causes phylogénétiques. Les faits de développement comparé nous permettent 
de nous faire une idée très exacte de l’origine de l’amnios. Lorsque les œufs se déve¬ 
loppent dans l’eau, comme c’est le cas des poissons et des batraciens, la vésicule blasto¬ 
dermique ne produit pas une cavité amniotique enveloppant l’embryon. Quand par 
contre les œufs évoluent dans l’air, comme chez les reptiles et les oiseaux, la vésicule 
blastodermique produit des replis qui délimitent autour du corps de l’embryon une 
cavité se remplissant de liquide. L’ovule des mamnifères se greffant sur la muqueuse du 
muscle utérin s’entoure de même d’une enveloppe amniotique, dans la cavité de laquelle 
s’accumule du liquide. En un mot, l’embryon doit être suspendu dans un milieu liquide 
pour se développer d’une façon complète. Les invertébrés eux-mêmes n’échappent pas à 
cette nécessité physiologique : les œufs des insectes, par exemple, qui se développent 
dans l’air, se recouvrent d’une enveloppe analogue, qui est une dépendance de la région 
superficielle du corps. 
En comparant l’ensemble des faits, on voit que c’est la vésicule blastodermique ou le 
corps embryonnaire lui-même qui végète de façon à développer l’enveloppe amniotique. 
Ce développement a lieu d’après un mécanisme semblable à celui qui préside à la for¬ 
mation du système nerveux, du cristallin et des glandes : c’est une prolifération cellulaire, 
localisée, aboutissant à l’établissement d’une membrane. 
Avant de considérer la structure et les fonctions de l’amnios, rappelons les rapports 
d’une autre vésicule qui prend naissance sous la forme d’une évagination ou d’un bour¬ 
geon, à la partie postérieure de l’intestin. Cette vésicule appelée allantoïde s’insinue et 
s’étend, dans la cavité séreuse ou cælome externe, entre le chorion et la vésicule ombi¬ 
licale (Voy. Allantoïde, p. 382). 
Tel est l’ensemble des annexes embryonnaires des vertébrés supérieurs (mammifères, 
oiseaux, reptiles) qui ont reçu pour ce motif le nom d’amniotiques ou d’allantoïdiens. 
Galien imposa le premier le nom de chorion à J’enveloppe extérieure et générale qu’il 
vit autour de l’œuf des ruminants; il décrivit l’enveloppe plus interne et particulière au 
fœtus sous le nom d’amnios ; enfin, il appela allantoïde la troisième membrane qui 
affecte la forme d’un intestin, qui se trouve entre le chorion et l’amnios et qui commu¬ 
nique avec la vessie par l'ouraque. 
Bien plus tard, vers 1667, Gauthier Needham découvrit une autre annexe fœtale chez 
les mammifères; c’est un prolongement extra-embryonnaire de l’intestin formant la 
vésicule ombilicale. Après avoir démontré l’existence de cet organe embryonnaire, 
cet auteur établit son analogie avec la vésicule du jaune de l’œuf de l’oiseau. 
L’amnios représente ainsi une membrane qui tapisse la face interne du chorion et 
qui se continue avec la substance propre du cordon ombilical (FO) ainsi qu’avec l’épithé¬ 
lium qui revêt ce dernier. L’amnios est formé d’une couche mince de tissu conjonctif, de 
la variété dite muqueuse. Ce tissu est constitué(par de grandes cellules conjonctives étoilées, 
qui sont rangées en deux ou trois séries; elles présentent des prolongements qui s’anas¬ 
tomosent. Chez les oiseaux, on y trouve de plus des cellules musculaires lisses, contrac¬ 
tiles (Voir plus loin). 
Du côté de la cavité amniotique, le tissu conjonctif de l’amnios est tapissé par un 
revêtement épithélial, formé d’une seule assise de cellules cubiques, chacune munie d’un 
beau noyau. Fait intéressant : l’amnios est privé de vaisseaux sanguins. 
II. Liquide amniotique. — D’abord exactement appliqué sur le corps de l’em¬ 
bryon, l’amnios s’en éloigne progressivement, parce qu’un liquide se dépose dans sa 
cavité. La quantité de liquide amniotique est variable, non seulement selon l’espèce ani¬ 
male, mais encore selon l’époque de la gestation. Chez les fœtus humains, elle est 
vers la fin de la gestation de 680 centimètres cubes, selon H. Fehling; de 821 grammes 
selon F. Levison; de 1750 grammes selon Gassner. 
Les fœtus de mammifères quadrupèdes présentent des quantités variables de liquide 
amniotique-: la brebis en a beaucoup; le cobaye, peu. 
Le liquide amniotique est généralement trouble, jaunâtre, et même brunâtre : il 
abandonne à la longue un dépôt formé de flocons blancs. Il présente une odeur fade, une
        

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