Bauhaus-Universität Weimar

AMIBES. 
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Maggiora (Centralbl. f. Bakt., 1892, p. 173). — Posner (Ber/, Min. Woch., n® 28). 
Culture des amibes. — La culture in vitro des amibes, isolées à l’état de pureté, 
permettrait aux physiologistes d’avoir à leur disposition un organisme animal aussi 
simple que possible, parfaitement apte à servir de sujet d’expérience, dans l’étude des 
diverses propriétés physiologiques du protoplasme. Après des essais infructueux de 
Kovacs, Kartulis (/oc. cit.) y a réussi, à l’aide de la technique suivante : Il fait bouillir, 
pendant un quart d’heure, 20 à 30 grammes de paille fraîche dans 2 litres d’eau, puis 
il filtre le liquide et le stérilise. Le liquide placé dans des vases à col large ou dans des 
ballons de la contenance de 50 à 100 c3, est ensemencé avec de petites quantités de 
mucus, provenant de l’intestin d’un dysentérique, et renfermant des amibes; puis on met 
en vases à 1 étuve à 30° ou 38°. Après [vingt-quatre ou quarante-huit heures, on voit, à 
la surface du liquide, une fine membrane riche en amibes et en bactéries. 
Kartulis n’est jamais arrivé à obtenir des cultures pures d’amibes, lorsque la 
semence était riche en Bactéries. En ensemençant le pus d’un abcès hépatique, d’origine 
dysentérique (dans les pays tropicaux, le pus est assez souvent privé de Bactéries), il a 
obtenu une seule fois une culture pure. 
La culture des amibes in vitro a été reprise récemment par Celli (/oc. cit.). Ses 
expériences lui ont permis de préciser certains points du développement morpho¬ 
logique des amibes. C’est ainsi qu’il a distingué : une phase amiboide que [l’on pour¬ 
rait qualifier de phase active; une phase de repos, qui peut aboutir à une phase de 
vie latente ou phase kystique, et enfin une phase de reproduction. 
Pathologie des amibes. Mérotomie. — Il est du plus haut intérêt, pour la physio¬ 
logie et la pathologie générales, d’étudier les phénomènes pathologiques que présentent 
les êtres unicellullaires, et en particulier les plus simples de ces êtres : les amibes. Les 
faits acquis dans cette voie permettent de se faire une idée nette des phénomènes essen¬ 
tiels de la pathologie cellulaire. 
Si on coupe une amibe en deux morceaux, il ne se forme, le long de la section, rien 
de semblable à une plaie; les bords se réunissant immédiatement après le passade de 
1 instrument tranchant. On obtient deux amibes nouvelles : celle qui a gardé le noyau 
primitif continue à croître; l’autre moitié, privée du noyau, périt plus ou moins rapide¬ 
ment (Bruno Hofer. Experimentelle Untersuch, üb. d. Einfluss des Kerns auf das Protoplasma. 
Ienaische Zeitschrift für Naturwissenchaft, t. xxiv, 1889, p. 109, pi. iv et v). (Nous 
voyons par là l’importance prépondérante du noyau dans la vie de cet élément cellulaire.) 
On ne peut pas parler ici d’intlammation, consécutive au traumatisme. La lésion est 
simplement suivie d’une régénération plus ou moins parfaite et facile. 
On peut se livrer sur les amibes à des expériences de mérotomie. Ce terme, introduit 
dans la science par Balbiani, désigne l’opération qui consiste à séparer, sur un organisme 
vivant, un fragment plus ou moins considérable du corps, dans le but d’observer les phé¬ 
nomènes de survie, présentés par cette portion isolée, qui peut recevoir le nom de 
mérozoïte. 
Max Ver worn (Biol. Protisten Studien. Zeitschr. f. Wiss. Zoo/., t. xlvi, 1888. — Psycho¬ 
physiologische Protisten-Studien. Experimentelle Untersuchungen, 1889) s’est livré à des 
expériences de ce genre sur divers Protozoaires, et en particulier sur les Gymno-Ami- 
biens : Amœba Pelomyxa, et les Théco-Amibiens : Difflugia, Arcella. Il est arrivé à cette 
conclusion generale : « Tous les fragments sans noyau, jusqu’aux plus petits, après avoir 
passe par un stade d excitation, conséquence immédiate de la lésion, stade qui se tra¬ 
duit par la contraction du corps, exécutent exactement les mêmes mouvements que 
ceux qu ils exécutaient lorsqu’ils faisaient encore partie de l’animal intact. » 
Verworn concluait de ses recherches que le noyau ne présente pas un centre psy¬ 
chique (ou plus simplement de coordination) pour les mouvements. Chaque particule de 
la masse protoplasmique constitue un centre indépendant, pouvant avoir des mouvements 
propres, lorsqu’on l’isole du reste de la masse. Tous ces centres sont reliés entre eux 
orsque 1 animal est intact, de manière à produire une action harmonique, synergique' 
des mouvements automatiques, placés eux-mêmes sous la dépendance des excitations 
physico-cnimiques du milieu ambiant. 
EL Hofer a étudié, chez Amœba proteus, l’influence de la mérotomie sur les mouvements 
sur la sécrétion, sur la digestion. Le fragment avec noyau n’est affecté en rien par l’opé-
        

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