Bauhaus-Universität Weimar

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ALIMENTS. 
occupés de la question, que la dépense obligatoire en albumine est fonction de la masse 
de matière vivante, albuminoïde, de l’organisme. N^us. rapporterons donc les quantités 
observées directement au poids, en supposant, faute.de données exactes, que la propor¬ 
tion de cette matière vivante est la même pour tous les sujets. 
Nous obtenons alors le tableau suivant :• 
Albumine 
pour 100 kilogrammes. 
L'ouvrier de Voit et Pettenkoffer . . . 
Hirschfeld ............... 
KlJMAGAWA............... 
........................ 
Breisacher............... 
Soldats japonais............. 
Étudiants japonais............ 
Sujet n° II, de Lapicque et Marette . . . 
Abyssin................. 
Malais.................. 
169 
60 
114 
42 
123 
101 
119 
78 
96 
115 
Les chiffres, ainsi ramenés à l’unité, sont très différents entre eux. 
Ce que nous cherchons, c’est un minimum : théoriquement, la plus petite quantité 
d’albumine qui s’est montrée suffisante doit représenter au moins ce minimum ; mais 
ces plus petites quantités, 42, 60, 78, nous les trouvons dans des expériences de courte 
durée. D’autre part, nous voyons que, si un peuple à régime de durrha peut se contenter 
de cet aliment seul, les peuples à régime de riz, Japonais, Malais, y ajoutent constam¬ 
ment quelque quantité d’un aliment plus azoté. 
Or le riz seul, en quantité suffisante pour fournir le nombre de calories observé, 
donnerait dans ce tableau un chiffre d’environ 80 grammes d'albumine. Il y a donc 
quelque raison de croire que ce chiffre n’est pas suffisant. 
\u contraire, le chiffre de 100 grammes se présente avec une valeur peu contestable 
dans deux observations bien distinctes : les soldats japonais observés par Mori et les 
Abyssins observés par Lapicque. D’autre part, le chiffre des étudiants japonais et celui 
des Malais esta peine plus élevé. 
Nous nous arrêterons donc à la proportion de 1 gramme d albumine par kilo¬ 
gramme de poids corporel, pour représenter, jusqu’à nouvel ordre, la quantité d’albu¬ 
mine qui doit être ingérée dans la ration quotidienne. 
La valeur thermique de cette albumine représente alors 10 p. 100 de la ration totale, 
au lieu des 16 p. 100 que nous .constations page 355. 
Est-ce à dire que ce chiffre représente la quantité d’albumine nécessairement 
détruite chaque jour dans l’organisme humain? Cette quantité est nécessairement beau¬ 
coup plus petite; d’abord, une certaine proportion de l’albumine ingérée n’est pas 
absorbée et passe dans les résidus de la digestion, proportion assez élevée qui, avec des 
aliments végétaux, atteint au moins 15 p.1001. Ensuite, dans les analyses des aliments, on 
calcule l’albumine à partir de l’azote total; mais une partie de cet azote se présente 
sous forme de combinaisons autres que l’albumine; c’est, par exemple, dans la viande, 
la gélatine; dans les végétaux, les amides. 
En réalité, nous ne connaissons du besoin d’albumine pas plus la grandeur que la 
cause. Nous devons nous borner à noter pour le moment la plus petite quantité qu’il 
soit nécessaire d’ingérer. . , 
Il a été fait sur le chien une série d’expériences des plus interessantes que nous 
devons rapporter ici. Ces expériences ont été produites comme argument contre la pos¬ 
sibilité de diminuer le chiffre d’albumine de Voit et Pettenkoffer. Mais nous allons voir 
que si elles ne sont pas concluantes dans ce sens, elles présentent un autre intérêt. 
Ces recherches 2 ont démontré que les régimes, ou plus exactement certains régimes 
pauvres en albumine, exercent à la longue une influence pernicieuse sur la santé. Si on 
donne à un chien une nourriture suffisamment riche en hydrates de carbone et en 
1. Voir les recherches de divers auteurs, en particulier de Rubner, rapportées dans König 
lZOC2.CRosENHEmJ! & et uv; A. Db., 1891. J. Munk. A. Db., 1891; A. V., 1893.
        

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