Bauhaus-Universität Weimar

BACTÉRIES. 
1035 
rapidement une consistance visqueuse et peut devenir filant comme du blanc d’œuf. Les 
coccus ont 1 [a de diamètre et sont le plus souvent unis en longues chaînes flexueuses. 
De nombreuses espèces de Micrococcus à âction indifférente ou non connue se 
trouvent dans l’air, les eaux, le sol ; une énumération plus longue ne pourrait que com¬ 
pliquer cet article. 
Genre Sarcina. — Sarcina ventriculi (Sarcine de l’estomac). Cette espèce esl fréquente 
dans le contenu stomacal de l’homme et des animaux; elle abonde d’ordinaire quand la 
fermentation des produits accumulés dans l’estomac est favorisée par leur stagnation 
occasionnée par un état de souffrance de l’organe. On la reconnaît facilement à son 
aspect. Les éléments, ronds ou légèrement ovales, mesurent environ 2,5 (x et sont réunis 
en petites masses cubiques, à coins ronds, formées d’un nombre plus ou moins considé¬ 
rable de cellules, toujours en multiple de 4 à cause du mode tout spécial de division, 
8-16-32-64. 
Ce n’est probablement pas un microbe pathogène vrai, mais plutôt un simple sapro¬ 
phyte qui vit aux dépens du contenu stomacal lorsque l’estomac ne se protège plus 
d’une manière efficace par sa sécrétion normale. 
On a retrouvé d’autres sarcines dans les produits d’expectorations pathologiques, dans 
la gangrène pulmonaire, dans la dilatation des bronches, dans les cavernes tubercu¬ 
leuses ; elles ne paraissent avoir aucune action pathogène, mais se trouver là en simples 
saprophytes, comme beaucoup d’autres microbes du reste. Il en est dans l’air, les eaux, 
qui produisent des pigments jaunes, roses, bruns. Une sarcine détermine une fermen¬ 
tation secondaire des bières, une autre est un ferment assez énergique de l’urée. 
Genre Leuconostoc. — Leuconostoc mesenteroides. On observe fréquemment cette 
espèce dans les sucreries, sur les appareils qui servent à l’obtention des jus de bette¬ 
raves, plus rarement dans les sirops cuits. Les zooglées forment des masses gélatineuses 
parfois grosses comme le poing, à surface mamelonnée, de consistance ferme et élas¬ 
tique. Leur apparence et leur consistance leur fait donner en Finance le nom vulgaire 
de gomme de Sucrerie et en Allemagne celui de frai de grenouille. 
Les éléments, ronds, de 1 [x de diamètre moyen, sont réunis en chapelets très lâches, 
entourés chacun d’une gaine gélatineuse épaisse de 6 à 20 [x, formant ainsi des boudins 
gélatineux qui se pelotonnent en se serrant fortement. 
Ce microbe intervertit le sucre à l’aide d’invertine qu’il sécrète, puis brûle com¬ 
plètement le sucre interverti. Lorsqu’il pullule dans les sucreries, il peut de ce fait occa¬ 
sionner rapidement de grandes pertes. 
Genre Ascococcus. — Ascococcus Billrothii. Il a été trouvé par Billroth dans de 
l’eau de viande putréfiée. Les éléments arrondis s’accolent en grand nombre pour former 
des masses rondes ou ovoïdes, régulières ou mamelonnées, qui atteignent jusque 160 [x 
de diamètre et s’entourent d’une épaisse capsule transparente, de consistance dure, 
cartilagineuse. On est peu fixé sur son action. 
Genre Bacillus. — Espèces pathogènes. — Bacillus anthracis (Bacille du Charbon, Bacté¬ 
ridie charbonneuse). Il occasionne l’affection connue chez l’homme sous le nom de charbon 
ou pustule maligne, chez le cheval sous celui de fièvre charbonneuse, chez le mouton sous 
celui de sang de rate, chez la vache sous le nom de maladie du sang. 
Dans le sang d’un animal mort du charbon, il se trouve en bâtonnets d’une longueur 
moyenne de 5 à 6 jx sur une largeur de 1 à 1,5 [x, isolés ou réunis en courtes chaînes. 
En culture dans les milieux liquides, il donne au contraire de très longs filaments 
onduleux, enchevêtrés, qui produisent très vite des spores dans leur intérieur. 
Il se cultive facilement sur les gelées nutritives ou les bouillons habituels, avec des 
caractères qui permettent de le reconnaître aisément. Toutes ces cultures possèdent une 
virulence identique à celle du sang pris sur un animal charbonneux; on en a isolé plu¬ 
sieurs toxalbumines très actives. 
Sous certaines influences, la virulence des cultures du Bacille du Charbon ne se 
maintient pas à son degré maximum, mais décroît peu à peu et finit même par s’éteindre, 
si l’action affaiblissante agit pendant assez de temps. Pasteur a montré qu’on pou¬ 
vait pbtenir des cultures de plus en plus atténuées en exposant des bouillons viru¬ 
lents à l’action combinée de l’air et d’une température de 43° pendant un temps de 
plus en plus long. Au bout de huit jours, la virulence est perdue, bien que la végétation
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.