Bauhaus-Universität Weimar

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BACTÉRIES. 
3« famille : Beggiatoacées. — Éléments en bâtonnets ou en lilaments, où l’on distingue une partie 
basilaire, souvent fixée, et un sommet libre. Il se forme à l’intérieur des articles dos corps 
sphériques qui sont probablement des spores. 
Genres : 1. Beggiatoa. — Filaments-sans gaine de gelée. 
2. Crenothrix. — Filaments avec une gaine gélatineuse. 
Cette dernière famille doit1 probablement être détachée du groupe des bactéries et 
rapprochée de certaines algues d’eau douce, les oscillaires, dont elle ne diffère que par 
l’absence de chlorophylle et du pigment spécial, la phycocyanine. 
La classification exposée n’est pas donnée comme devant satisfaire toutes les exi¬ 
gences ; bien au contraire, elle doit n’être considérée que comme provisoire. Plus on 
avancera, dans cette étude des bactéries, plus il faudra tenir compte des affinités mises 
en lumière par les recherches de chaque jour et donner une part plus large aux parti¬ 
cularités biologiques des espèces. Toutefois les seules fonctions physiologiques ne 
paraissent pas pouvoir jamais suffire, comme on l’a déjà proposé, à cause de leur contin¬ 
gence. On a vu, en effet, que bien souvent elles pouvaient être considérées comme secon¬ 
daires par rapport à la vie de l’espèce, soit qu’elles ne se manifestent que lorsque le mi¬ 
crobe est mis en présencè de conditions particulière^, de facteurs spéciaux, ou qu’elles 
puissent se voir supprimées sans que la vie proprement dite, la multiplication des élé¬ 
ments, paraisse en souffrir. C’est ainsi que pour de nombreuses espèces pathogènes, l’ac¬ 
tion pathogène peut s’atténuer et s’éteindre malgré une végétation qui reste luxuriante; 
pour des espèces chromogènes, la sécrétion de pigment disparaît sous l’influence de con¬ 
ditions banales. Ainsi, pour des espèces ferments, la puissance de ferment peut être 
annihilée ou ne se manifeste souvent qu’en présence des corps fermentescibles; le Bacille 
de la fermentation acétique ne détermine son action spéciale qu’en présence d’alcool à 
transformer, il se multiplie abondamment cependant dans le simple bouillon de peptone 
en n’y laissant rien paraître de sa puissance de ferment. 
Malgré ses imperfections, une telle classification rendra cependant des services incon¬ 
testables. 
Il est absolument impossible, dans les limites fixées pour ce dictionnaire, de donner 
l’histoire un peu complète des espèces bactériennes connues; même en se bornant aux 
seules espèces qui intéressent les physiologistes au pretnier chef, bactéries pathogènes 
ou ferments par exemple, il faudrait, pour le faire, disposer d’une marge beaucoup plus 
grande. Nous nous en tiendrons à une énumération un peu sèche, suivie de l’exposé des 
caractères dominants des espèces principales, renvoyant pour leur étude complète aux 
traités spéciaux ou aux mémoires qui seront indiqués dans la bibliographie. 
Pour diviser les genres, parfois très riches en espèces, il est certainement avanta¬ 
geux, pour la seule commodité du travailleur cependant, d’adopter un mode de groupe¬ 
ment basé sur la fonction physiologique saillante, tout en reconnaissant que des espèces 
à caractère assez différent se trouvent de cette façon réunies côte à côte. Ce n’est, je le 
répète, que lorsqu’on connaîtra d’une manière à peu près complète tous les caractères 
morphologiques et biologiques d’un assez grand nombre d’entre elles, qu’il sera possible 
d’apprécier nettement les affinités réelles et d’établir une classification véritablement 
rationnelle. En attendant nous trouvons corritnode de former dans les grands genres des 
groupes différents pour les espèces pathogènes, chromogènes, ferments à action indif¬ 
férente ou non connue. 
Nous allons passer les genres rapidement en revue dans l’ordre énoncé précédemment. 
Genre Micrococcus. Espèces pathogènes. — Micrococcus pyogenes aureus (Staphylo¬ 
coque pyogène doré). —C’est l’espèce la plus fréquente dans le pus; son nom vient de la 
couleur jaune orangée de ses cultures sur les milieux solides. Les éléments sont des coc¬ 
cus sphériques de 0,9 à 1,2 [j. de diamètre, isolés, ou plus souvent groupés en petits amas. 
Ce microbe liquéfie la gélatine, se colore facilement par les couleurs d’aniline et ne se 
décolore pas par la méthode de Gram. Leber a isolé des cultures une substance cristalli- 
sable, soluble dans l’acool, qu’il a nommée phlogosine, déterminant rapidement, lors¬ 
qu on l’injecte en faible quantité dans les tissus, une inflammation suppurative. Christ¬ 
mas y a trouvé, de son côté, une toxalbumine occasionnant la suppuration par inoculation 
dans la chambre antérieure de l’œil du lapin. Les cultures de cette espèce sont virulentes 
et conservent longtemps leur activité.
        

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