Bauhaus-Universität Weimar

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BACTÉRIES. 
ferment qui vit en anaérobie. Ce qui rattache toutefois le processus vital de la vie sans 
air à la vie aérobie, c’est la formation, d’acide carbonique dans les deux cas, ce qui 
semble démontrer que le processus fondamental est identique. 
Entre les espèces qui ont un besoin absolu d’oxygène libre et les anaérobies vrais, 
ou obligés, dont la vie ne peut se manifester en présence de traces minimes de ce gaz, il 
existe, faisant en quelque sorte une transition, des espèces qui présentent sous ce rap¬ 
port une indifférence assez complète. Elles se développent, peut-être au mieux, en pré¬ 
sence de l’air, mais croissent également dans des milieux totalement dépourvus d’oxy¬ 
gène. On les désigne sous le nom d'anaérobies facultatifs. 
Nous verrons plus loin les effets nuisibles que peut avoir sur la vitalité des bactéries 
le contact de l’oxygène, soit prolongé, soit à une forte tension. 
On ne connaît encore que d’une façon approximative les'subtances les plus favorables 
à la nutrition des bactéries; du reste, bien que beaucoup de points soient sous ce rapport 
communs à plusieurs espèces, il en est qui semblent posséder des besoins particuliers. A 
l’instar des champignons, les bactéries, dépourvues de chlorophylle, ne peuvent, comme 
les plantes vertes, retirer leur carbone de l’acide carbonique de l’atmosphère ; elles sont 
obligées de le prendre à des composés complexes, formés par des êtres supérieurs. La 
source en est, d’ordinaire, des substances ternaires, les sucres, les matières amylacées, la 
cellulose, la glycérine, l’acide tartrique, etc. La plupart de ces substances, pour devenir 
assimilables, doivent subir des modifications importantes, sous l’influence de produits 
spéciaux, sécrétés parles cellules vivantes, qui seront étudiés plus loin. 
Les matières albuminoïdes sont, sans contredit, la plus importante source d’azote 
pour tous les microbes, et au tout premier rang celles qui sont très solubles et facile¬ 
ment diffusibles, les peptones par exemple. Celles-ci paraissent être assimilées directe¬ 
ment; les autres, pour servir à.la nutrition, doivent être modifiées par avance à l’aide de 
ferments particuliers, sécrétés par la cellule vivante et dont la production est en rapport 
tellement direct avec la fonction nutritive qu’ils ne sont formés par les éléments qu’au 
moment où ils sont nécessaires. Au second rang des substances azotées assimilables pour 
les bactéries, viennent les sels ammoniacaux, et tout d’abord ceux à acide organique, 
lactate et tartrate d’ammoniaque surtout. L’urée est une bonne source d’azote; certaines 
espèces, les ferments de l’urée, semblant même en faire leur aliment de prédilection. L’as¬ 
paragine, la leucine, la tyrosine, en fournissent aussi. C’est même grâce à la décompo¬ 
sition de l’urée et de ces derniers corps par les bactéries que la majeure partie de l’azote 
excrété sous ces formes par les êtres vivants peut rentrer dans la circulation vitale. Les 
nitrates, principalement ceux de potasse et de soude, peuvent aussi servir à la nutrition 
azotée, mais il faut qu’ils soient accompagnés d’une matière organique. Il peut en être 
parfois de même pour l’urée; d’après Ch. Richet, le Micrococcus ureæ ne produit bien sa 
fermentation de l’urée que lorsqu’il trouve des matières albuminoïdes dans la solution. 
C’est peut-être pourquoi il n’y a fermentation ammoniacale dans la vessie que lorsqu’il 
y a, dans l’urine, de la mucine ou de l’albumine provenant de l’inflammation de cet 
organe. La petite quantité de matière albuminoïde est probablement nécessaire à la 
production du ferment diastasique actif. 
11 paraît bien démontré à l’heure actuelle que, dans des conditions déterminées, cer¬ 
taines bactéries peuvent assimiler l’azote gazeux de l’atmosphère. Le phénomène ne se 
produirait que dans les sols d’une certaine constitution et en présence de végétaux d’une 
série donnée. (Voir plus haut Azote, pp. 990 et suiv., les développements donnés à cette 
importante question.) 
L’hydrogène se trouve en abondance dans tous les composés ternaires et quater¬ 
naires. 
On ne connaît rien de positif sur le rôle des matières grasses dans la nutrition des 
bactéries; les altérations qui accompagnent le développement de ces organismes dans 
leur masse sont probablement dues uniquement à des actions secondaires. 
Les bactéries ont en outre besoin d.’éléments minéraux que nous avons vu exister en 
quantité très notable dans leurs cendres. Les principaux sont le soufre, le phosphore, le 
potassium, le calcium, le magnésium, le chlore; accessoirement le fer et le silicium. 
La raison de l’importance de ces matières minérales dans la nutrition, ici comme 
ailleurs, nous échappe. Et cependant, les belles recherches de Raulin sur le développe-
        

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