Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Recherches sur les effets produits par l`excitation du bout central du pneumogastrique et de ses branches sur la respiration, le coeur et les vaisseaux
Person:
Francois-Franck, A.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit29376/16/
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FRANÇOIS-FRANÉK. 
d’un côté, le pneumogastrique opposé étant déjà coupé, on 
voit le cœur s’accélérer ensuite d’une façon persistante. 
2° L’accélération consécutive à la double section des pneu¬ 
mogastriques fait défaut chez les animaux dont l’appareil 
modérateur du cœur est déjà paralysé par l’atropine. 
3° Les animaux profondément curarisés, ceux qui ont reçu 
dans les vaisseaux, et spécialement dans le bout central de la 
carotide, une certaine quantité de carbonate de soude, ne 
présentent pas d’accélération consécutive à la section des 
pneumogastriques ; mais ils ont aussi, comme les animaux 
atropinisés, perdu l’excitabilité de leurs appareils cardiaques 
modérateurs. 
4° Cette accélération n’est pas la conséquence de l’élévation 
delà pression, car elle se produit chez les animaux dont les 
splanchniques ont été arrachés et chez lesquels la pression ne 
peut s’élever que très modérément et d’une façon pasagère(l). 
- (1) Une opinion contraire a été défendue dans un travail très remarquable 
par M. Rutherford [Journal of Anat. a. Physiol., 1868-1869, p. 403 et suiv.). 
Ce physiologiste a vu se produire l’accélération chez les animaux atropinisés 
(dans 5 cas sur 9 expériences chez le chien; dans 1 cas sur 4 expériences 
chez le lapin); il a de plus noté sur un lapin que la sèction du vague d’un 
côté et de la branche modératrice du vague du côté opposé n’ayant pas produit 
d’accélération du cœur, la section du tronc du pneumogastrique du côté où la 
branche modératrice avait été coupée, a été suivie d’accélération. 11 conclut 
que l’accélération consécutive à la section des pneumogastriques est due à la 
section d’autres filets que ceux qui ralentissent le cœur. D'autres expériences 
l’amenèrent à conclure que l’élévation de la pression qui s’observe choz les 
animaux en état de digestion stomacale et qui fait défaut chez les animaux à 
jeun est le phénomène initial de la section du pneumogastrique; que le cœur 
ne s’accélère que consécutivement et à cause de l’élévation de la pression. 
Les expériences dont j’ai présenté les résultats ne comportent pas les 
mêmes conclusions : j’ai vu le cœur s’accélérer chez les animaux à jeun et 
chez les animaux en digestion; l'accélération du cœur s'est produite sans élé¬ 
vation notable de la pression quand les splanchniques étaient coupés; chez 
les chiens et chats atropinisés à un degré suffisant pour que l’excitation du 
bout périphérique du pneumogastrique ne produisît plus aucun effet cardiaque 
(1 milligr. chez le chat, 3 milligr. chez le chien en injection dans la 
plèvre), la double section des pneumogastriques n’a produit ni élévation per¬ 
sistante de la pression, ni accélération du cœur. 
J’ajouterai que la théorie de M. Rutherford, bien qu’elle puisse paraître 
appuyée par ses propres expériences, ne s’appliquerait précisément pas au 
cas particulier du lapin qui est en digestion stomacale presque continue et 
chez lequel la double section des pneumogastriques ne produit souvent aucun 
effet vasculaire cardiaque. 
Le seul fait dont l’interprétation m’échappe et qui m’avait fait prêter une
        

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