Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Recherches sur les effets produits par l`excitation du bout central du pneumogastrique et de ses branches sur la respiration, le coeur et les vaisseaux
Person:
Francois-Franck, A.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit29376/102/
382 
FRANÇOIS-FRANCK. 
On a moins étudié les effets respiratoires que produit l’exci¬ 
tation centripète du nerf dépresseur : c’est un nerf dont l’ir¬ 
ritation provoque des manifestations douloureuses : le fait a 
été indiqué par Cyon lui-même. Mais au nombre de ces réac¬ 
tions, il est intéressant de signaler tout particulièrement l’am¬ 
plitude considérable que prennent les mouvements respira¬ 
toires quand on excite le bout central du nerf dépresseur chez 
le lapin ou chez le chat non anesthésiés, à la condition que 
ces animaux ne fassent point de mouvements violents. 
Ce qui rend cette remarque intéressante, c’est que la chute 
de la pression est beaucoup plus notable si l’animal exécute 
des mouvements respiratoires d’une certaine amplitude que 
quand le nerf est excité pendant la respiration artificielle né¬ 
cessitée par la curarisation. Or, il est à supposer que dans les 
conditions du fonctionnement normal, cette exagération des 
mouvements respiratoires peut intervenir pour faciliter la dé¬ 
plétion du cœur droit, puisque de nombreuses expériences 
ont démontré, d’autre part, que l’expansion du poumon pro¬ 
duite par aspiration thoracique, augmente la rapidité du cours 
du sang dans la circulation cardio-pulmonaire. 
2» Nerfs cardiaques suspensifs de la respiration. — Les 
irritations endocardiaques normales ou artificielles n’agissent 
cependant pas sur la respiration uniquement en se transmet¬ 
tant aux centres nerveux par la voie des nerfs dépresseurs. 
En effet, quand on injecte directement dans l’oreillette on dans 
le ventricule droit d’un petit animal comme le lapin ou le chat, 
quelques gouttes d’une solution concentrée d’hydrate de 
chloral, on observe un arrêt respiratoire, même quand les 
nerfs dépresseurs sont coupés (1). 
Cet arrêt respiratoire apparaît, comme je m’en suis assuré, 
avant que le sang chargé du liquide irritant n’ait eu le temps 
de transporter ce liquide dans les vaisseaux pulmonaires : il 
suffit, pour mettre ce fait en évidence, de déposer la solution 
de chloral dans l’oreillette droite pendant qu’on produit, en 
excitant le bout périphérique du pneumogastrique, une pause 
diastolique prolongée du cœur : l’arrêt de la respiration appa¬ 
raît avant que la systole ventriculaire ne se soit produite. Par 
(1) Extrait d'une note communiquée à l’Institut le 2 décembre 1878.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.