Bauhaus-Universität Weimar

° françois-franck. 
ment soumis à des variations périodiques qui résultent des mou¬ 
vements spontanés, ondulatoires, rhythmiques des vaisseaux. 
L iris, en sa qualité de tissu vasculaire et de membrane 
éminemment souple et dilatable, présente des variations de 
turgescence du même ordre. Dans l’iris, ces variations de vo¬ 
lume se traduisent, commë on le comprend aisément, surtout 
par des changements du diamètre pupillaire: la distension 
vasculaire doit théoriquement s’accuser par une projection 
vers le centre de la pupille, de tous les points de la petite 
circonférence de 1 iris ; la déplétion des vaisseaux doit, au 
contraire,, se traduire ,par un retrait de tous les, points du 
bord libre de l’iris. De cette double modification résulte le 
rétrécissement de la pupille par afflux sanguin exagéré et 
sa dilatation par diminution de la réplétion vasculaire. 
Ces variations existent incontestablement dans l’iris : on. 
les observe sur 1 animal vivant dont les mouvements respi¬ 
ratoires exercent une influence notable sur la circulation : par 
exemple, dans le cas d’obstacle au passage de l’air ; dans les 
mouvements respiratoires profonds qui suivent la double sec- 
iion des pneumogastriques, etc. (1). J’ai moi-même étudié 
1 influence toute mécanique de ces mouvements respiratoires, 
en montrant que, quand ils se produisent chez un animal dont 
on gêne la respiration enJui pinçant les marines, ils cessent 
de se produire si on ouvre largement la trachée. Il semble 
donc qu’on ne puisse pas invoquer ici une influence réflexe 
des aptes musculaires dOifitecespiretipa ou du contact de l’air 
sur la muqueuse respiratoire, puisque, d’une part, les mou¬ 
vements de dilatation) inspiratoire et de resserrement expi¬ 
ratoire de la pupille disparaissent quand on ouvre à l’air 
une voie libre par, ia ; trachéotomie, et.jqup^’autre part, 
ces mouvements s’exagèrent par la double section des pneu¬ 
mogastriques. 
(1) C est pendant 1 inspiration que se dilate la pupille, comme l’ont vu 
Kussmaul. (Unlers. lieber den Einûuss welchen die Blutströmung auf die 
Bewegungen der Iris..., Würzburg, 1855, §28). 
— Coccius (Ophthalmometrie und Spannungsmessung am kranken Auae. 
Leipzig, 1872). ' ’ 
— Mosso, Sui movimenti idrauliéi dell’ Iride. Turin, 1875. 
— Drouin (These de Paris, 1876) cite les opinions de Cruveilhier, Vallée, etc. 
sur les modifications respiratoires de l’iris.
        

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