Bauhaus-Universität Weimar

RECHERCHES SUR LES NERFS DILATATEURS DE LA PUPILLE. 11 
resserrement de l’iris, ce sont les plus nombreux ; les autres 
en déterminent la dilatation. 
Sans insister ici sur leur terminaison, sur leur provenance, 
sur leur action isolée ou combinée, points qui seront étudiés 
en détail dans le chapitre spécialement consacré aux nerfs 
ciliaires, je dirai seulement qu’il n’est pas possible de démon¬ 
trer une modification dans la circulation oculaire produite par 
l’excitation de l’une ou de l’autre série de nerfs ciliaires in¬ 
directs, pendant que s’opère soit le resserrement, soit la 
dilatation de l’iris. Cet examen de la circulation oculaire a 
été pratiqué: 1° en suivant à l’ophthalmoscope les varia¬ 
tions de calibre des vaisseaux rétiniens; 2° en explorant 
la pression intra-oculaire avec un manomètre chargé d’eau 
alcoolisée colorée avec de la fuchsine, et mis en rapport avec 
la chambre antérieure de l’œil. Avec l’un ou l’autre mode 
d’exploration, en n’a constaté aucune modification circulatoire 
intra-oculaire, quoique l’iris exécutât, sous l’influence de l’exci¬ 
tation des nerfs ciliaires indirects, des mouvements de dilata¬ 
tion totale ou de resserrement complet. 
Voilà donc deux faits démontrés : d’une part, l’existence 
des nerfs irido-constricteurs et irido-dilatateurs dissociés des 
nerfs vasculaires dans l’orbite même, d'autre part,l’existence 
au-dessus du ganglion cervical supérieur, d’un rameau isolé 
du sympathique, dont la section produit le resserrement de 
l’iris, et dont l’excitation en provoque la dilatation, sans 
déterminer de modifications circulatoires ; ces deux faits plai¬ 
dent en faveur de l’indépendance des mouvements de l’iris 
par rapport aux changements de diamètre des vaisseaux. 
Nous allons voir maintenant qu’on peut invoquer encore 
bien d’autres preuves à l’appui de cette indépendance : 1® le 
défaut de synchronisme entre les modifications circulatoires 
et les mouvements de l’iris, quand on sectionne et quand on 
excite le cordon cervical du sympathique ; 2° la possibilité de 
faire resserrer l’iris chez un animal mort d’hémorrhagie, quand 
on sectionne le cordon cervical du sympathique, et d’en pro¬ 
duire la dilatation quand on excite le bout périphérique de ce 
cordon.
        

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