Bauhaus-Universität Weimar

PRESSION ET VITESSE DU SANG. 
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saisir les rapports nécessaires entre ces deux pressions dont 
l’une représente la puissance et l’autre la résistance dans le 
mécanisme de la circulation ventriculo-aortique. 
Deux sondes cardiaques de même sensibilité étaient plon¬ 
gées l’une dans le ventricule gauche (elle avait passé par la 
carotide et l’aorte), et l’autre dans l’aorte.. La première donnait 
le tracé n° 1, la seconde le tracé n° 2 que j’ai souvent dési¬ 
gné sous le nom, de pouls aortique. Vers le milieu de l’expé¬ 
rience, on retire la sonde ventriculaire ; on voit alors la pres¬ 
sion s’élever, soudainement en a, ce qui provient de ce que d’un 
ventricule relâché, ;joù la pression est presque nulle, la sonde 
passe dansl’aorte, où le sang retenu par les valvules sigmoïdes 
garde une pression’ élevée qui ne décroît que lentement par 
l’écoulement du sang artériel à travers les petits vaisseaux. 
La pression aortique se relève au moment b jusqu’en c, par 
suite d’une nouvelle arrivée de sang du ventricule. Une courbe 
ponctuée, rappelant les différentes variations de la pression 
du ventricule gauche, montre que la pression est sensiblement 
la même dans le ventricule et dans l’aorte pendant les maxima 
de l’effort systolique du ventricule, tandis que la pression, 
dans ces. deux cavités, diffère beaucoup pendant la phase dias¬ 
tolique du. ventricule. 
Cette différence et cette ressemblance alternatives entre les 
pressions cardiaque et artérielle s’expliquent, avons-nous dit, 
parce que l’aorte et le ventricule sont tantôt en large commu¬ 
nication, tantôt entièrement séparés l’un de l’autre par les val¬ 
vules sigmoïdes. C’est ainsi que, dans le cylindre d’une pompe, 
la pression peut être, très-fortement négative pendant que le 
cylindre s’emplit, tandis que le conduit qui en émane garde 
toujours une pression positive, grâce à la soupape qui le ferme 
à ce moment. Dans l’instant où la pompe chasse le liquide dans 
le tube, la pression est positive aussi bien dans le cylindre 
que dans le tuyau, parce que ces cavités sont en large com¬ 
munication l’une avec l’autre. 
Enfin, si l’on compare avec plus de rigueur le niveau de la 
pression cardiaque et celui de la pression aortique au moment 
où ces deux cavités communiquent entre elles, on constate que 
toujours la pression artérielle est plus ou moins inférieure à 
celle du ventricule. C’est une condition nécessaire pour que le 
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