Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La méthode graphique dans les sciences expérimentales
Person:
Marey, Jules É.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit29355/5/
PREMIÈRE PARTIE. 
PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES. 
I. — Tracé des relations d’espace. 
Trajectoire des corps. — Machine inscrivant ses mouvements. — Verges de 
Wheatston, expériences de Kœnig et de Lissajoux. — Pantographe — Trans¬ 
mission des mouvements à distance. 
Lorsqu’un point lumineux se déplace avec vitesse, il laisse 
de son passage une trace brillante; tantôt, c’est une traînée 
lumineuse comme celle qui persiste quelque temps dans le 
ciel après le passage d’un bolide ; tantôt c’est notre œil lui- 
même qui garde quelques instants la sensation de l’éclat qui 
l’a frappé. Cette lueur, réelle ou subjective, nous montre, dans 
son ensemble, le chemin parcouru par un charbon ardent 
qu’on agite ; elle nous révèle la marche en zig-zag de l’éclair, 
c’est elle, sans doute, qui a inspiré à l’homme l’idée d’expri¬ 
mer par une figure plane la trajectoire apparente des corps 
qui se déplacent. Cette expression du mouvement est iden¬ 
tique à celle de la forme matérielle des corps ; au reste, ces 
ueux notions, de mouvement et de forme, sont connexes dans 
1 esprit. La ligne droite n’est-elle pas définie le chemin le plus 
court d’un point à un autre? La géométrie n’enseigne-t-elle 
Pus que la circonférence du cercle est engendrée par le mouve- 
ment d’un point qui reste toujours à- la même distance d’un 
autre point immobile qui est le centre? Enfin, l’artiste qui re-
        

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