Bauhaus-Universität Weimar

Il 
PRÉFACE. 
ciens : pour l’atteindre, il fallait recourir aux méthodes et 
aux appareils qui donnent les mesures exactes. 
Il serait puéril de chercher à prouver que la physique 
et la chimie n’ont progressé qu’en raison des perfection¬ 
nements de leurs méthodes et de leurs instruments ; 
pourquoi la physiologie n’eût-elle pas cherché aux mêmes 
sources le progrès que les autres sciences ont atteint ? 
Toutes les sciences sont sœurs, a-t-on dit; toutes les 
sciences n’en forment qu’une, pourrait-on dire, quand on 
considère que la grande loi de la conservation de la force 
domine à la fois les phénomènes du monde inorganique 
et ceux du monde organisé. 
Que fait donc un physiologiste de si différent d’une 
expérience de physique ou de chimie? Étudier des mou¬ 
vements, mesurer des efforts, des volumes, des tempéra¬ 
tures, des poids, des durées, c’est à cela que se réduit 
toute expérimentation. 
Or, de tous les moyens de mesure rigoureuse que la 
science possède, la méthode graphique me semble être le 
plus puissant, le plus simple et le plus susceptible d’un 
emploi généralisé. J’ai consacré bien des années à étendre 
l’usage des appareils inscripteurs, à les multiplier, à les 
perfectionner. On verra dans ce volume et dans ceux qui 
doivent le suivre, quelle netteté surprenante peut revêtir 
une expérience de physiologie lorsqu’elle est faite au 
moyen d’une méthode qui pourtant n’est encore qu’à son 
enfance. Gès avantages ont frappé la plupart des sa¬ 
vants; les appareils inscripteurs se répandent partout, 
dans les observatoires des astronomes et des météorolo-
        

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