Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Leçons sur les fonctions et les maladies du système nerveux, Vol. 2
Person:
Magendie, François
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit29044/28/
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moment où je gratte le rocher : c’est une preuve 
que la section avait été incomplète la première 
fois. Maintenant j'ai la certitude que tout le nerf 
a été coupé, car il n’y a plus ni clignement, ni 
mouvement des ailes du nez ou des muscles du 
côté droit de la face. Je retire donc l’instrument. 
Je n’ai pas besoin de vous faire remarquer que 
tout est resté intact du côté opposé. Il n’v a rien de 
modifié dans la sensibilité ni le mouvement, et les 
traits ont conservé toute leur mobilité. 
Revenons maintenant au nerf facial que nous 
avons vu être sensible avant la section de la cin¬ 
quième paire, et vérifions s’il a conservé, après 
cette section, son même degré de sensibilité. 
Je pince la branche supérieure sur laquelle nous 
avons déjà expérimenté : l’animal ne témoigne 
rien. Pourtant je la serre assez fortement pour la 
meurtrir, et par conséquent, pour y développer la 
sensibilité, quelque faible qu elle fut. Quand au 
contraire je pince le côté gauche de la face, à 
peine l’animal a perçu le contact de l'instrument 
qu’il fait, un mouvement brusque, et cherche à se 
dérober à la douleur. 
On pourrait peut-être objecter que la partie du 
nerf facial sur laquelle nous examinons la sensi¬ 
bilité a déjà été contuse par nos explorations pré¬ 
cédentes, et qu’elle est en partie désorganisée, liest 
facile d’obvier à cet inconvénient. Pour cela, je 
prolonge l’incision delà peau vers le crâne, de ma¬ 
nière à isoler le nerf plus près de son origine. Nous 
scions assurés d’agir sur une partie parfaitement 
saine.Remarquez déjà que l'animal ne donneaueons