Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux, Tome 2. Edité par Albert Dastre
Person:
Bernard, Claude
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit28998/417/
tCOLK I)’IONI K. 405 
et ses lois, en rejetant les causes premières, l'n tel 
principe, s’il n’avait visé que les phénomènes matériels, 
serait irréprochable, c’est celui même que nous défen¬ 
dons encore aujourd’hui. 
Ainsi lesphilosophesd’Iouie, Thalès, Héraclite, Anaxa- 
jçore et Démocrite, cherchaient le principe des choses 
dans la nature sensible. Les phénomènes n’étaient pour 
eux que le résultat de combinaisons mécaniques. L’expli¬ 
cation du monde, l’explication de la vie, étaient toutes 
physiques. 
On voit Epicure (341 ans avant J.-C.) professer que 
toute connaissance vient des sens, que toute existence se 
réduit à la matière, et que la connaissance de la matière 
et de ses diverses formes contient l’explication de tous 
les phénomènes. 
Sous l’action de l’école philosophique dont nous par¬ 
lons, l’esprit scienlißque des Grecs commençait à sortir 
de son long et pénible enfantement. Héraclite, Démo 
crite, Anaxagore et Leucippe, séparant la science nais¬ 
sante de la philosophie, se préoccupaient de savoir com¬ 
ment se produisent les phénomènes, et non pourquoi ils se 
produisent. Ils tendaient à substituer la poursuite des 
causes dites secondes à la vaine recherche des causes 
premières. 
C’est contre ces tendances que protestait Socrate, et 
que Platon, son disciple, lutta avec trop de succès 
(430 ans avant J.-C.). — La science physiologique, pas 
plus qu’aucune autre, n’a rien à faire avec les doctrines 
platoniciennes, car celles-ci ont repoussé la science. Mais
        

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