Bauhaus-Universität Weimar

219 
HARMONIQUES ET SONS PARTIELS. 
On constate alors que la fréquence de ces derniers augmente 
exactement dans le rapport des nombres exprimant l’ordre de ces 
sons. De même, en. observant les harmoniques de même ordre 
dans le concours de deux sons fondamentaux accordés exacte¬ 
ment à l’unisson, on les trouve toujours, eux aussi, exactement à 
l’unisson. Au contraire, cette méthode d’observation étant appli¬ 
quée à des sons partiels, on reconnaît dans tous les cas qu’ils 
s’écartent des valeurs que leur assigne la théorie. 
Dés exemples de sons partiels anharmoniques sont fournis par 
les diapasons et les plaques. Dans ces deux cas, on remarque 
toujours que les sons partiels ne sont dans des rapports absolu¬ 
ment fixes ni avec le son fondamental, ni entre eux, car les sons 
partiels de môme rang de deux diapasons dont les sons fondamen¬ 
taux sont à l’unisson donnent toujours des battements plus ou 
moins rapides. De môme, lorsqu’on a mis exactement à l’unisson 
les sons de deux plaques correspondant à la même figure, il se 
trouve -encore qu’elles ne vibrent plus à l’unisson pour d’autres 
figures. 
Des sons partiels qui théoriquement coïncident avec des harmo¬ 
niques se rencontrent d’abord dans tous les tuyaux d’orgue; mais 
dans les tuyaux ouverts comme dans les tuyaux fermés, ils 
s’écartent notablement des nombres de la série harmonique, en 
laissant reconnaître une surélévation qui augmente progressive¬ 
ment avec l’élévation de leur rang, par rapport aux nombres de 
cette série. Déjà Wertheim a fait remarquer qu’en déterminant le 
son fondamental d’un tuyau par l’un de ces sons partiels on 
obtient toujours, pour le premier, un nombre d’autant plus grand 
qu’on a fait usage d’un harmonique plus élevé. J’ai trouvé moi- 
même, avec un tuyau de 2“,33 de longueur et de 0ra,12 de largeur 
et de profondeur, que l’excès du huitième son partiel sur l’har¬ 
monique correspondant s’élevait déjà à près d’une seconde, de 
sorte qu’il coïncidait presque avec l’harmonique 9. 
Les sons partiels des cordes coïncident aussi, théoriquement, 
avec les harmoniques, et ici encore on constate des écarts de la 
pureté absolue des intervalles, qui, à la vérité, sont très faibles 
pour des cordes métalliques longues et minces, et ne peuvent être 
-observés qu’avec difficulté. En effet, la corde, abandonnée à elle- 
même après avoir été excitée, parcourt presque toujours une 
orbite elliptique, d’où résultent des -variations d’intensité du 
-son, qui rendent à peu près impossible la détermination de dilîé-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.