Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[École française]
Person:
Chennevières, Henry/de
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1040305
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-4043969
LES DESSINS DU LOUVRE 
aux juges déja réunis. Elle obtint le prix à l'applaudissement général. Par surcroît d'honneur, 
elle fut mise entre deux glaces et placée sur un pivot au lieu des séances de lllcadémie. 
Un tel début attirait a Raymond l'ardente estime du cavalier Bernin et de Carle Maratte. 
Une fois, il visitait le Maratte. Carle s'empresse, laisse son ouvrage et le prie de prendre un 
pinceau. L'autre s'en défendit a disant qu'il n'avoit jamais essayé de peindre. s  a Nous 
en seinines fort heureux, reprit le Maratte, car si vous étiez entré dans la même carrière, 
ueus sepieng forcés de vous céder la palme, et moi, tout le premier, j'aurois quitté le 
plnoooLL D ljexistengg de notre artiste a Rome se partage : l'étude fait ses délices, mais 
1e debuuene, les cabarets, les mauvais lieux le dissipent parfois. Il aime les ribaudes, les 
ergies 11 n'est pas de riche taille, ni de fort bon air : c'est un lourdaiid. Il redoute le 
eemniepee des honnêtes gens. Personne ne vivait plus misérablement. Il n'avait jamais 
lieeu de son eeeu Le cavalier Hyacinthe Brandi, le cardinal Azzolini, le marquis del Carpio  
et donnes curieux payaient ses dettes. Chaque semaine il changeait de logis  le samedi 
son. arrivait, il exeeuiuit alors un dessin, le remettait à l'hote et l'hote se tenait pour 
seine Le beniieinine savait ses connaisseurs et rapportait vite cent livres tournois. Lafage 
eiuii ieui fpune ; il trouvait la vérité dans le vin. Loin de cacher ses vices, il les étale sans 
Voroognis La posleiiiie pourrait les perdre de vue et ce serait grand dommage pour sa 
mémoire ll les immortalise donc par son portrait historié. C'est un médaillon ou il se 
rennesenle avec une eeuronne de sylvain et la noble plume. Bacchus, un satyre, des tritoiis 
1e suuiieuueufu Le dieu de la vigne et l'homme aux pieds de bouc révèlent ses moeurs de 
paillard uvine, Les monstres marins présentent leur péche etrappellent ainsi le goiit de Lafage 
püur le hareng suun il i-eeherchait ce plat sale: ferine auxiliaire de la bouteille. Les génies 
de la peinture et du dessin surrnontent cet allegorisine moqueur. Raymond séjourna trois  
onneos dons Home, nuis vint à Paris. Un marchand d estampes, Jean van der Bruggen l'em- 
ineneii ensuite en un de ses voyages a Bruxelles. Peu après, il regagnait Toulouse et proje- 
iuit de s'y établir (1682). Une inconstance naturelle le ramenait vers Paris: La, il veut revoir 
Home et part. Mais son corps rompu d'excès s affaissé et il périt a Lyon ruine de débauches. Il 
avait Vinoulnill uns, luissnit une reuvre immense et de fanatiques admirateurs. L'enthousiasme 
(les oonlenineiuius Vu se perdant, mais Raymond de Lafage occupe encore aujourd'hui un 
(iegro fort enviable de l'école frangaise. Il egale Callot, Nanteuil, Gillot, iSyl-vestre, Leclerc. 
Connue eux, il ne peignit jamais et sa plume seule fit sa renommée. Il dessinait de grande ma- 
uiepe_ Ses eiuiies anatomiques chez le chirurgien de Toulouse, ses copies d'estampes d'après 
le prnnolioo et le Buenurotti l'avaient rendu homme de pratique. L'on raconte cent anecdotes 
de su fuei1iie_ Sous ses traits, les muscles et les os se rangent et s'emboîtent. Il possédait 
une mémOÎI-g merveilleuse et la mémoire est la science des esprits mâles et abondants. Le 
diable ooniluisuii se main et le fort de l'ivresse était l'heure de ses plus belles compositions. 
Alors, il saisissait un feuillet de ses tablettes et ses doigts devergondes promenaient des 
 bacchanales empreintes d'un vrai paganisme. Les scenes de la bible, les décors d'éventail
        

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