Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[École allemande, école allemande et suisse, école flammande, école espagnole, école hollandaise, école bolonaise, école florentine, école lombarde, école romaine, école venitienne]
Person:
Chennevières, Henry/de
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1040294
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-4289471
LES DESSINS DU LOUVBE 
Cette abondance du Parmesan se trouvait encore stimulée. Il se mêlait de gravure et 
fort habilement. On lui doit même la découverte des planches au noir et au b]ouo_ Cotto 
passion daquafortiste renouvelait chaque jour sa verve et multipliait ses dessins. 
Elève de ses deux oncles Michel et Hilaire, le Mazzola subit l'influence de Jules Romain; 
mais le Corrège le séduisait bientót. 
Dès l'âge de seize ans, il décorait le baptistère de l'église de Mnnauciado, a Parme, Pou 
après, Rome Yattirait. Clément VII le protège. Il continue les peintures de la salle des Papes, 
commencées par Jean dà Udine. 
Le sac de Rome en 1527 le surprenait au milieu de ses travaux (jommo uu outre pro- 
togène, les reitres Pépargnèrent le premier jour, mais le lendemain il dut payer ranoon. 
Il s'enfuit à Bologne; les églises lui commandent nombre de saintes Famillag 
Vers cette époque, Charles-Quint arrivait dans cette ville pour être Cüufonné dos mains 
du Pape. Cette circonstance célèbre servait le Parmesan. Il pouvait étudier aux repas de 
PEmpereur, le visage austère du sombre potentat et faire de mémoire son portrait. 111e 
représente lauré; Hercule enfant lui offrait le globe du monde. Ce symbole do victoire or, do 
monarchie universelle flatta le souverain; la justesse expressive de sa personne ainsi obte- 
nue le stupéfia; l'artiste ressentit les effets de sa munificenga 
De retour a Parme, le peintre recevait de sa patrie un aoouoij touchant et la COHSOIait de 
la mort du Corrège. L'église de la Madone della steccam le montre de reste. Le chapitre vou. 
lant recouvrir de fresques la voüte et la grandearcade, désigna 1a uouvoau vouu_ 
Bientót trois figures Moise, Adam et Ève, prenaient pügggggion des arcs du dóme et Sem_ 
blaient promettre une suite merveilleuse. 
L'ardeur étrange de Mazzola pour llalchimie le détournait, hélas! de cet ouvrage. 
Sommé par les gens de justice de poursuivre une oeuvre payég d'avance, ijso retirait 
certain soir à Casal Maggiore et cherchait avec rage la pierre philosophale. Il trouva 
la fièvre , une fièvre mortelle, dans cette folie curieuse. et cessa de vivre a trantrasiX au; 
 
 
 
 
 
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Le Louvre renferme cent treize dessins du PHPmBSäH et Soixante quatre attribués. La plupart sont des 
plumes avec bistre. Les sanguines, fort nettes dans leur moelleux ÎPHCÉ. expriment la douceur savante du maître. 
Au nombre des compositions de tous genres, on remarque plusieurs croquis pour la fameuse décoration de la 
Steccata : Moise, crayon estompe par le temps mais d'une belle allure indignée. Le législateur presque nu est 
assis sur des fragments d'architecture; d'un mouvement terrible, il projette les tables de la loi.  Femme 
drapée debout.  Décoration architecturale, etc., etc. Des recueils de fac-simile ont répandu beaucoup de 
dessins du Parmesan. 
Nicolo del' Abbate, l'un des chefs de notre école de Fontainebleau, importa chez nous le style de Mazzola.
        

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