Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Antoine van Dyck
Person:
Guiffrey, Jules Dyck, Anton/van
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1000457
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-4189111
VAN 
DYCK 
FLANDRE. 
 
énergiquement, qui des épaules, qui des reins, pour élever l'infâme gibet. Les bras 
tendus, les jambes arquées, les poitrines haletantes, ils suffisent à peine a cette rude 
besogne. De l'autre part, un soldat monté sur un cheval gris, on sait que notre 
artiste a une prédilection marquée pour les chevaux de cette robe, préside a l'opé- 
ration. Au pied de la croix, un chien épagneul, tout en détournant l'attention, 
excite l'admiration par la vérité de son attitude. Mais la partie la plus vantée du 
tableau, le point sur .lequel l'auteur a concentré tout l'effort de son talent, 
tout l'art de son pinceau, c'est le torse et surtout le visage du supplicié. Jamais 
il n'a peint avec tant d'amour, modelé avec plus de finesse, dessiné avec 
une pareille perfection les formes humaines. Jamais il n'a rendu avec une 
semblable intensité d'expression l'angoisse surhumaine d'un dieu expirant. 
La toile n'a jamais quitté l'église de Courtrai, si ce n'est pour passer 
une quinzaine d'années au musée du Louvre; elle a, par conséquent, peu souffert 
du temps et des barbouilleurs qui se chargent, au grand préjudice de l'art, 
de la restauration des peintures anciennes. Cependant l'humidité de la chapelle 
ou elle est placée pourrait lui devenir funeste a la longue. De plus, la lu- 
mière qui vient de deux fenêtres latérales est des plus défavorables. Il faut se 
mettre derrière un pilier pour apercevoir l'effet général, en masquant ainsi un des 
jours frisants qui lui nuisent. Aussi n'est-ce qu'au prix des plus grandes difficultés 
que M. Boulard est parvenu à dessiner le tableau pour préparer l'excellente 
eau-forte publiée dans cet ouvragel. 
Il est fort douteux que Van Dyck ait voulu mettre dans le tableau de Cour- 
trai les intentions poétiques ou philosophiques qu'un écrivain moderne y a décou- 
vertes. A-t-il jamais songé à symboliser dans le Christ la révolte de l'innocence 
malheureuse, de la justice opprimée contre les bourreaux et les tyrans? De 
pareilles idées n'étaient pas de son temps, n'allaient guère à son tempérament ni 
àson caractère. Jeune, aimant le luxe, enclin au plaisir, élégant de sa personne, 
doué d'un goüt délicat, il peignait dans les Flandres des sujets religieux, 
comme il se consacrera plus tard, en Angleterre, au genre du portrait. Il eüt 
plus volontiers sans doute employé son pinceau aux scènes mythologiques, à l'his- 
toire ou a l'allégorie; mais il lui fallait satisfaire les seuls clients en mesure de 
commander et de payer des ceuvres importantes, dest-à-dire les églises, les cor- 
porations, les communautés, les personnages de marque. Il se trouvait donc 
r. C'est pour nous un devoir de reconnaissance de remercier la commission des Monuments historiques 
de Belgique, et particulièrement M. Adolphe Siret et M. le chanoine Van de Putte, des facilités qu'ils nous ont 
procurées pour arriver à faire photographier le tableau.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.