Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1916744
DIX- 
MNEUYFIEBIE 
SIECLE. 
 
iucomparables, aux eonsequeilees incalculables. Les travaux de Par- 
mentier, de Cadet-de-Ylaux, de Say, de Charles Dupiu avaient pe- 
uetre dans toutes les classes faisant gä et 1:31 des adeptes : partout, 
on avait les regards fixes sur ce qu'on appelait, soit par ironie, soit 
avec une convietion respectueuse, le (c progres des lumieres n. 
Tout un monde (c cherehait a); tout uu public special se laissait 
vivre (Fillusious et de ehimeres. Ddnnombrables journaux se creaient 
pour la vulgarisation de l'industrie et de ses procedes; des milliers 
de a prospeetus n vantaient avec emphase les nierveilles de (c la 
nouvelle deeouverte v; eelle du moment, qui laissait toujours loin 
derriere elle, naturellement, eelle de 1a veille. De la eapitale, ees 
decotivertes , pretes ä revolutionner le monde, rayoiiuaiciit sur 
la Franee, et les provineiaux dans leurs petites eites, uou eu- 
core ouvertes au progres, devenaient immediatemeut tributaires 
de ees faiseurs de projets , sans qu'il leur füt possible de distiuguer 
entre llinventeur de bonne foi et le eharlatau vulgaire. Car, eeei est 
ä remarquer, duraut les periodes ddncubation, de recherches fie- 
vreuses, llhonnete homme et Texploiteur se trouvent faeilenleut cou- 
fondus; on ne voit plus que dupeurs et clupes. Et, eu realite, les ge- 
uereuses illusions des economistes devaient faire autant de dupes, 
ruiner autant de gens que les inventions diaboliques des Robert- 
Macaires du progres. 
La premiere moitie du sieele allait done, en ce domaiue plus qu'en 
tout autre, marcher de surprises en surprises, puisque Phumanite 
ne faisait quhpparaitre ä la vie : les etonnements que suscita la va- 
peur, que doit provoquer le gaz, des ehoses bien plus simples les 
laroduiront; tel le suere de betterave, telles les allumettes soufrees, 
premiere forme des allumettes ä frietion. Il etait de bon ton de 
s'insurger coutre le suere de betterave, de carotte, de navet, et de 
boire son cafe a sucre ä llancien regime n. Il etait toul; ä fait Regenee 
de rester fidele au briquet et de repousser toutes les inventions 
nouvelles dans llart d'allumer. Devant les decouvertes, quelles qu'elles 
fussent, les uns, les jeunes, les entreprenants, semerveillaient; les 
autres, les gens äges, prenaient plaisir ä ridiouliser les folles preten-
        

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