Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1909909
NEUVIEME 
SIECLE. 
 
 
preseance, montraient une susceptibilite enfantine. Les honlmes de 1a 
Revolution et de PEmPire pretendaient rester maitres dans ees Tui- 
leries ou ils avaient vu passer Punixfers; les vrais royalistes, qui, 
depuis si longtemps, supportaient les tristesses et les humiliations de 
llexil, demandaient qu'on fit rendre gorge aux JEICOblHS, qu'on les 
remit sans tarder en possession de leurs bie11s. 
Penetrons jusqu'au lioi, malgre lui prisonnier dans les traditions 
du passe. La oü Napoleon avait cent chambellans il n'a, lui, que quatre 
gentilsllomrnos de la Chambre. Autour du tröne semble regner un 
certain air de bonhomie; mais une etiquette mal combinee älOiglle 
les hommes capables, et il ne reste plus aupres du souverain que les 
grands seigneurs, toujoilrs polis, toujours correets, ayant des idees, 
des habitudes, qui ne cadrent plus nullement avec les moeurs du 
jour. 11 fallut un certain temps pour que cette vieillc Cour, etalant 
avec orgueil le bon ton et les helles manieres dautrefois, eomprit 
combien 1a faee des choses avait change, colnbien cet etalage de 
modes surannees pretait au ridicule. 
Certes Louis XVIII etait une figure interessante, mais physique, 
caraetere, habitudes, rien en lui ne pouvait faire oublier Tefiigie si 
populaire de Napoleon, soil: qu'on revit sans cesse le petit Caporal {1 
1a redingote grise, soit q1f011 evoquat le souvenir du Cesar vraiment 
beau dans son imperial rnanteau seine (Pabeilles. Certes, la physio- 
nomie du Roi respirant a 1a fois 1a bonte et la finesse. etait pleine 
de charme et de dignite, mais si le regard vif, la voix sonore, 
le geste elegant, laissaient eroire a un reste de jeunesse, le corps, 
alourdi par les infirmites, contourne par la goutte, ne permettait au- 
cune illusion sur Vage reel du souverain. Au 1ieu du Cesar {ier de sa 
jeunesse et de sa force, prenant d'assaut le pouvoir et marehant a la 
eonqtlete du monde, cletait bien reellement a notre pere de Gand n, 
le bon vieillard, 1e bon pere de famille, heureux de retrouver ses 
enfants, de venir terminer ses jours au milieu d'eux. D'emblee l'i- 
mage populaire comprit et traduisit cette difference. 
Du Roi ainsi observe M. Imbert de Saint-Atmand a trace le tres 
exacl; 
portrait 
qu'on va 
lire
        

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