Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1914728
DIXA 
NELTVIEME 
SIECLE. 
 
Mais, contrairement aux principes des societes privilegiees, la vie 
elegante n'est plus Papanage d'une classe fermee. Elle appartient au 
prernier venu, grand seigneur, fmancier, commergant enrichi, politi- 
cien heureux, raszaquozeäre, pourvu qu'il ait de Pargent a depenser, 
du temps- a gaspiller; consistant, du reste, en un certain nombre 
dbccupations ni plus amusantes, ni plus spirituelles, ni plus dilli- 
ciles que d'autres. 
J adis, (fetaient les personnages marquants qui donnaient le ton et 
la vogue, qui mettaient en relief les choses dont ils (laignaient 
s'0ccuper; aujourd'hui, les facteurs etant renverses, ce sont les 
choses elles-memes, les endroits, les frequentations qui servent 
51 classer les individus. O11 est du Inonde des Pinstant que l'on 
mene 'l'existence mondaine, cfest-a-dire des que l'on se conforme 
aux obligations suivantes, catechisme de Pelegance en 1890. Le 
matin, monter a cheval, aller dans l'allee des Poteaux, faire son 
persil dans l'allee des Acacias; Papres-midi, se montrer ä l'un des 
grands clubs dont on doit necessairernent faire partie, apparai- 
tre dans certaines Inaisons du meilleur genre, aller aux ventes de 
charite, ne serait-ce que pour se faire fleurir dans des conditions 
qui ne sont pas a la portee du premier venu; le soir, frequenter 
la Comedie-Frangaise et POpera-Comique aux jours select. En de- 
hors de cela, suivre d'une fagon reguliere les courses et les repre- 
sentations privees des clubs , se faire voir en bonne place aux grandes 
premieres, aux receptions mondaines de l'Academie, frequenter les 
Expositions et la salle des ventes lorsqifune actualite Fexige, et 
surtout ne pas manquer une journee du Concours hippique, le supreme 
chic etant de s'y faire conduire en victoria  la carte ronde des 
privilegies bie11 en vue ä. 1a boutonniere. 
Cette fete de Careme n'est-elle point, par excellence, la distraction 
mondaine, n'est-elle pas une sorte de theatre diurne ou les galants offi- 
ciers viennent passer sous la lorgnette des jolies femmes,oü se presse 
un public melange, oü gentilshommes et gentlemen viennent pour voir 
les belles mondaines, tandis que maquignons et cochers observent, 
etudient les chevaux et les attelages. Ici, les cavaliers franchissant
        

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