Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1909707
DIX- 
awßuvmnna 
SIECLE. 
 
de la parade, la reeherehe du solennel. Teile la reeelation DIGIISUOllO 
des ambassadeurs et de leurs fennnes, ehez Mm Bonaparte, audience 
officielle donnee avee une pompe peu coinniune. Les etrangers se 
rangeaient dans un salon, et lorsqulils y etaieilt reunis, on avertis- 
sait le preinier Consul qui paraissait accompagne de Josepliine, tous 
deux ayant leur chambellan, dest-a-dire un prefet et une danie du 
palais. O11 leur nonnnait les ambassadeurs et leurs fennnes, 
Mm Bonaparte sasseyait un monient, le premier Consul soutenait 
la conversation, plus ou moins longtemps, suivant les exigenoes, et 
se retirait ensuite, apres une legere reverence. Grands diners aux 
Tuileries, brillantes reunions, ricliesse des costumes donnes aux 
differents eorps de Tliltat, tout indiquait bien le retour au luasse, ou, 
pour niieux dire, la reeonstitution du passe sous des formes nou- 
velles. 
Et, en eflet,l,En1pire vint. Alors, eomme autrefois, l'on revit au- 
pres du souverain proclame Enipereur, a parce que le titre de lloi 
etait use, demonetise,  grand aurnonier, grand veneur, grand Cham- 
bellan. grand marechal du palais, grand nlaitre des cerenlonies, 
grand ecuyer. En 1801, republicains de principe, militaires, gentils- 
hornmes de Yaneien regime, tous s'etaient moques de ee qu'ils appe- 
laient a les parades royales de Bonaparte n. En 1804, (c gentilshommes 
et plebeiens, royalistes et liberaux, tous commeneerent leurs de- 
marches pour etre elnployes; les ambitions et les vanites eveillees 
sollieiterent de tous cotes, et Bonaparte vit briguer Thonneur de le 
servir par ceux sur lesquels il aurait du le moins conipter n.  
Comme preeedemment Louis XIV et, plus recenlment, la Conven- 
tion, il avait su discipliner toutes les vanites, imposer, regle immua- 
ble, son gout et ses opinions. 
Solennelle, decorativeau premier ehef, popularisant le eostume 
militaire, comme, au siecle dernier, Versailles avait generalise Phabit 
a la frangaise, 1a premiere Cour de PEmpire manqua un peu de 
gaiete. En prineipe, lau joie etait etrangere a Napoleon, homme de 
parade et des speetacles exterieurs, bien plus que des plaisirs inti- 
mes et personnellement goütes. Consul, il setait, quelquefois,
        

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