Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1909683
DIX- 
NEUVIEME 
SIECLE. 
 
Si, en principe, les Cours, comnie le fait observer M0 de ne- 
rnusat, en ses interessants Äldnwires, se ressemblent toutes, par 
le fait que les courtisans sont partout les memes, et les passions 
partout semhlables, cependant il y a, dans leur caraotere, dans leur 
esprit general, dans leur atmosphere, pour employer le terme c0n- 
sacre, des differences sensibles qu'il faut attribuer soil; a Tage et 
aux idees du souverain, soit aux conditions politiques du moment. 
De meme que ce sieole verra se creer une noblesse historique et 
une noblesse personnelle, de meme il aura des Cours etroitement 
fermees et des Cours accessibles a tous; les unes reposant sur 1a 
tradition, sur des usages anciens, les autres cherchant a rompre 
avec le passe, donnant, alles-meines, Texemple de la fusion, du me- 
lange des classes. 
Voici, premiere en dato, la Cour de Napoleon, celle qui laissera 
dans l'histoire 1a tracela plus lilmixieuse. Dlabord, un entourage 
purement militaire, 1a resultante de triomphes inouIs et d'une gloire 
rayonnante. Ofliciers ayant conserve de l'homme de guerre certaine 
rudesso dallure, femmes sorties de Pobscurite par un coup de for- 
tune, quelque peu gauches et ignorantes des conventions mondaines, 
tels furent les elements. Mais s'il faut en croire contemporaixis et 
contemporaines, marchant en demi-dieux a la conquöte des plaisirs, 
les jeunes militaires ne manquaient point de Charme, et, drapees a 
Pantique, toutes les femmes etaient belles, remarquablement helles. 
Ici Mars; 1a, Junon. Ici, les uniformes etincelants; 1a, le luxe des 
toilettes aux traines audacieuses. Ainsi Pavait voulu 10 gönäral 
Bonaparte qui aimait 1'011 et Teäclat des costumes, qui savait quel 
attrait 1a parure exerce, qui sintöressait aux moindres dätails de 
Fhabillement chez sa femme et chez ses soeurs. 
Si les dames d,h0nneur nkätaient encore que simples a dames pour 
accompagner 1a femme du premier Consul n si, le soir, le Signal du 
däpart ätait donnä d'une fagon quelque peu bizarre par Phuissier de 
Service annongant : d Madame, le premier Consul est couchö: n, 
copendant tout, en cette Cour nouvellc, revätait däjäx une forme 
monarchique, de mäme lqlle les cäreämonies laissaient voir le däsir
        

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