Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1914285
Dlx-Nßuvnäulz 
SIECLE. 
 
parisiennes les points (Porgue prodigieux, les pluies de notes et de 
roulades et autres tours de force de larynx, dans cette salle qui vit 
commencer Füge d'or du dilettantisme, dans cette salle, oü, pour me 
servir du mot de Laave-XYYeimar, il n'y avait pas de claque mais une 
Clique. a Le silence y est de rigueur, a) dit un visiteur, a 1a perte d'une 
note est sentie ä 1a ronde, c'est une calamite publique. A PACademie 
Royale de Musique on semble dire : autant de gagne, et 1,011 ne se tait 
que pendant 1a danse. A POPera italien les habitues se connaissent et se 
cherchent Iinquietude est grande alors qu'on lfapergoit pas ä sa place 
tel amateur sexagenaire, autant vaudrait qu'il manquät un des pre- 
miers exeoutants de Iorchestre, ou qu'on vint annoncer Penrouement 
subit de 1a cantatrice en renom. v Lä brillerent los toilettes et les dia- 
mants;1a 011 vint applaudir toutes 1es grandes etoiles, Mesdames 
Sontag et Malibran, deux veritables astres de grace, de n1e10die et 
de beaute, Mm Pasta, Mme Alboni, 1a reine des gammes et des 1'011- 
lades, Sophie Cruvolli, Garcia, 1e modele des tenors, le Don Juan 
ideal, Bubini surnomme le roi du chant, Lablache devenu laopulaire, 
Tamburini, Pisaroni; 1a on se posa reellemenl; en rafline, e11 savant 
appreciateur du metier et des beautes de Part etranger. N'est-ee pas 
Tepoque oü il etait egalement bien porte de se montrer au Theatre 
anglais, salle dont Pexistence fut ephemere. 
Aux Italiens, alors dans la sa11e Ventadour, que frequenterent 1a 
noblesse et 1es etrangers, 1a bourgeoisie de Louis-Philippe avait lare- 
fere 1e Scribe en musique, le Scribe en comedie, mais le second Em- 
pire vit revenir cet exotisme de haute fantaisie, et ces habitildes de 
petite chapelle. N'est-ce pas a cette epoque que 1a sortie des Italiens, 
tant de fois crayonnee par Marcelin avec son eblouissement de satin, 
de dentelles et de bijoux, devint 1e spectacle parisien par excellence ! 
Dans La Vie elegante ä Paris (1858), le baron de Mortemart-Boisse 
rappelait les principes de 1825 : a Pendant ce qifon appe11e Paria,  
ecrit-il, (c 11e soufflez mot; retenez meme votre haleine, si cela ne vous 
gänepas trop. Si, 1a toile etant levee et 1es acteurs en scene, vos aima- 
bles compagnes vous questionnent, repondez d'un seul m01; bien bas. n 
Le theatre transforme en eglise, et il est a remarquer que liexotisme
        

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