Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1914084
DIX- 
NEUVIEME 
SIECLE. 
point de vue des conceptions litteraires et des fagons de comprendre 
le plaisir; les uns recherchant les emotions fortes, les effets ter- 
riblcs, les phrases ronflantes, les crimes sans iin, les autres ayant 
peine a admettre tout ce qui sort des regles du conventionnel et du 
comme il faul. A 1a elasse bourgeoise les emotions dosees; le sys- 
teme du Palais-Royal, une serie de petiites pieces dans des notes difTe- 
rentes amenant graduellement au rire; ou le Systeme du Gymnase , une 
piece de resistanee avec, pour ainsi dire, une sorte d'entree en ma- 
tiere, le lever de rideau. Au peuple et aux jeunes romantiqiles une 
succession (Peffets empoignants : non pas un drame, mais drames 
sur drames. Et le succes etait a celui qui annongait le programme 
1e plus charge. Les directeurs y allaient 13011 jeu 11011 argent : il 
nletait pas rare de voir 10 meme jour Zu Tour de [Vesle 0b Lucrecc 
Borgia; dix actes, neuf eutfactes. 
(c Si 1a Gaite jouait dix actes de drame seulement, n dit M. Augustin 
Challamel , dans ses Souvenirs d'un H ugolätre, (r nous nous rabattions 
sur FAmbigu qui en jouait onze, et, au besoin, sur 1a Porte-Saiht- 
Martin, qui en jouait douze. Les heures de queue ne nous ef- 
frayaient pas, et nous oubliions de diner lorsque nous avions 1a bonne 
fortune de pouvoir applaudir Frederick Lemaitre, a qui nous don- 
nions le norn de c Talma du boulevard n, ou Mme Dorval interpre- 
tant, en compagnie de ce grand comedien, le melodrame de T rente 
ans 0a la vie d'un, joueur, demeure typique au theatre. v 
Clest 1e drame surtout qui fit naitre ces queues fantastiques dont 
jäävoquais plus haut le Souvenir. Paul de Keck, toujours si amusant et 
si veridique en ses Petits T ableaux de moeurs, nous a raconte les eam- 
pagnes d'un bourgeois friand de ces sortes de speetacles : a Tel 
que vous me voyez, Madame n, racoimte son monsieur Basset, c( j'ai 
eu un (Jeil poche aux Haines de Bezbylone; j'ai regu un coup de poing 
sur 1a joue au Clzien de Jllontargis; j'ai perdu mon chapeau au F ils 
Öanni; j'ai laisse un pan de mon habit a 1a Pauvre Familie; on m'a 
casse une dent pour le Zllont-Sazevage, et les Deux Forgats mlont 
coute un mouchoir; mais, c'est egal, je ne manque pas une Premiere 
repräsentation 
mälodrame.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.