Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1912485
DIX- 
VNEUVIEME 
SIECLE. 
Lord Rutwen le considerait colnme cz Fidele! speciznen du Frangais 
du meilleur monde n, et de lui Lamartine devait dire, en 1852 : (c Il 
faut deux siecles pour former des hommes de cette espece, le sieele 
des aristocraties aimables et le sieele des pensees viriles. Les 
hommes d'un seul temps n'o11t pas eette double nature; ils peuvent 
ehre estinlables, mais ils ne sont pas attachants. n 
Privilegies de 1a nature et de la mode, ees jeunes gens devaient 
avoir aussi leurs types dexcentricite; tel lord Seymour, eneore eonnu 
sous le 110m de [llylord lürsouille, tel le marquis de Saint- 
Cricq qui afTectionnait se faire voiturer dans un llacre, tenant son 
cl1eval en laisse par 1a portiere, tel Lautour-lVlezeray avee son eternel 
eamelia blane, ou eneore Romieu avec ses histoires inenarralales 
qui procurerent tant de bons mots, tant de seenes piquantes aux 
vaudevilles de Pepoque. 
Les clubs lfeurent pas seulement une inlluenee sur la vie mon- 
daine, ils laopulariserent,  ceux tout au moins qui avaient des ten- 
danees liberales, eomme le Petizt Club du cafzä de Paris,  le 
blllard, aujourd'hui plaee dans toutes les maisons opulentes, et le 
eigare, deux ehoses tout ä fait meprisees par la generation aris- 
toeratique anterieure a 1830, et encore mal vues Vers 1840. Le 
Provincial (Z Paris se plaignait, en 1825, des llnaneiers assez mal 
eleves pour oser vous reeevoir un cigare a la bouche, un autre pro- 
clamait que le tabae etait bon pour les anciens grogncerds, pour les 
gens a demi-solcle. Cela indique bien en quelle pietre estime etaient 
tenus tabac, eigares et pipes, alors que la tabatiere continuait a etre 
Tindiee des gens graves et bien poses. Ney lfavait-il pas allume un 
cigare au mom-ent de marcher au-devant des balles; les sergents de 
1a Rochelle nlavaient-ils pas attendu la mort, la pipe a 1a bouchel 
(Yetait plus qu'il n'en fallait, pour proserire a jamais Pemploi par les 
gens bie11 eleves d'objets ayant derriere eux un pareil passe. Le 
cigare chante par lord Byron, la eigarette vantee par Alexandre 
Dumas, jouerent ainsi leur röle dans la querelle des classiques et 
des rornantiqxles; la revolution de 1830 leur donna enfin le bap- 
teme mondain rapproehant grands seigneurs et pauvres gens, ereant,
        

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