Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1912005
DIXA 
-NEUY'IEINIE 
SIECLE. 
conservees intactes; tels le Marais, les Augustins, Pancienne Mon- 
tagne Sainte-Genewieve. Entrons d'abord dans une maison de cetto 
rive gauche, ou habite 1a petite bourgeoisie, et laissons-nous con- 
duire par le Provilzcial d Paris, aupres d'une famille d'honuetes 
cmployes : 
a Cette interessante famille occupe la moitie du quatrieme etage 
d'une maison de la rue Saint-Andre-des-zärcs ou des Arts, ce qui 
lfempeche pas le pere de dire partout qu'il habite le faubourg Saint- 
Germain, a oause de la reputation dont jouit ce noble quartier. On 
a fait ohoix dujeudi pour recevoir, et les parties commenoent a sept 
heures. C'est la chamlare a coucher qui tient lieu du salon de com- 
pagnie : une alcöve, ou est place le lit conjtlgal, 0st adroitonlent dissi- 
mulee par une porte a deux battants, devant laqtlelle on met, les jours 
de reception, un canape de Velours dUtrecht rouge. Le reste de l'a- 
meublement etait autrefois de 1a Couleur du canape; mais les enfants 
y ont mis bon ordre. 
a Ne pensant pas, tout provincial que je suis, que Zu s0ire'e dut 
comrnencer avant neuf heures, je lfarrivai qu'a neuf heures et den1ie : 
il y avait longtemps qu'on s'amusait. Deux tables de boston, pres des- 
quelles etaient assises huit personnes d'age et de sexe differents, 
occupaient une bonne partie du salon. O11 se ohamaillait tres haut 
a l'une des deux tables lorsque j'entrai. Tappris bientöt que detait a 
Poccasion du paiement d'une grande misere en coeur que venait de 
perdre une petite dame a laesicles, dont j'avais eu le temps de re- 
lnarquer l'air reveche. Tous les joueurs lui demandaient cent vingt 
Hohes ou six ronds, et la dame, e11 oolere, soutenait qu'elle n'en 
devait que la moitie. Avant de me donner le temps de poser mon 
ohapeau, on me consulta sur le differend, et je pris la liberte de dire 
qu'il etait plus sage et plus simple a la fois de s'e11 rapporter d la carte 
des paiements. a Vous avez raison, s'ecria mon cousin; par malheur 
nous n'en avons pas : il y a deux Inois au moins que je dis a ma 
femme de s'en procurer une; J) et la discussion recommenga. La petite 
dame soutenait qu'on voulait lui faire payer le coup qu'elle venait de 
perdre, oomme au pico Z0 et au bostolz de Fontainebleau. Ses adver-
        

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