Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1911786
DIX- 
-NEUY'IEL'IE 
SIECLE. 
droits que les enfants veuaient sebattre, mais la lnode des prome- 
nades publiques se developpa surtout sous la Inonarchie de Juillet. 
Le second Empire continua, en reagissant sagemeilt contre l'inva- 
si011 de la pierre. Pour faire penetrer partout l'air, pour donner un peu 
de verdure a ces agglomeratioils. il traga des squares, et cesjardins de 
quartier, si precieux dans les arrondissements populeux, permirent aux 
parents peu fortunes de sortir, de promener leurs enfants. Autrefois, 
le gamin s'amusait dans la rue; aujourd'hui, on le trouve dans les 
squares. Des jardins entiers sont ainsi livres aux bebes et auxnourrices 
du monde elegant, tandis que dans d'autres, les enfants du peuple, 
plus turbulents, jouent aux billes, a la toupie, a la balle, au volant, 
au cerf-volant, a 1a main chaude, a saute-moilton, jeux de toutes 
les generations passees et presentes. 
Notre siecle a vu egalement se laropager pour Phygiene du premier 
äge des principes nouveaux : plus de maillots enserrant le nou- 
veau ne, plus de vetements longs, plus de grandes blouses, plus 
de pantalons couvrant les jambes jusqifa la cheville : petites lilles 
et petits gargons vont jambes nues, les bras a llair, lxales par le 
soleil, meurtris par les cailloux des allees. LlAngleterre qui in- 
{luera si souvent sur les rnodes et sur les habitudes a, da11s ce do- 
maine, fait prevaloir partout ses idees. 
Apres les enfants qu'on porte, les enfants qu'on traine. Ici 
l'Allemagne nous a dotes du Systeme des cliars, si commode 
pour les mamans obligees de promener elles-meines leurs bebes. 
Spectacle inconnu aux generations precedentes, les dimanches, 
les jours de fetes populaires, rues et routes se remplissent de 
a poussettes n da11s lesqtielles trönent les petits homnies et les pe- 
tites femmes de demain. I1 ya un siecle, la societe manquait de l'e- 
lement jeune : aujourd'hui, Tenfant est tellement monte sous la 
poussee des idees nouvelles qu'il commence a tenir trop de place. 
A la. multiplicite (les promenades, il convient, encore, d'a- 
jouter la multiplicite des plaisirs et des jeux. Certes les marion- 
nettes 11e sont point dinvention moderne : a Paris et. a Lyon elles 
tenaient deja, au siecle dernier, une certaine place, mais depuis
        

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