Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1911205
DIX- 
VNEUVIEAIE 
SIECLEß 
 
 
tenaient un sens tres net de 1a force des passions, une Sorte de 
sentimentalisme altier. Eniin e11es semblaient etre les images vivan- 
tes de ces heroines creees par Eugöne Sue, allant a 1a chasse, faisant 
des armes, intvrepides cavalieres, nageuses pleines de Charme, 11011 
moins acharnees joueuses. Plus rien de 1a femme cornme 011 1a com- 
prenait autrefois, mais deja tout ce qui devait constituer 1a femme 
de demain. 
Aimable, seduisante au possible, 1a femme du second Empire a 
mont-re au fond, un Sentiment (Part tres personnel, une indepenclance 
(Fidees peu COIIIIIIUHG. Ne sdnquietant, ni des opinions, ni des fagons 
de vivre, degagee de toutes les mesquineries dictees par Tesprit de 
coterie, encore si puissant quelques annees auparavant, elle a ad- 
mirablelnent prepare cette fusion des classes qui devait se resumer 
en un type unique, en (lehors de tous prejuges sociaux : 1a femme 
charmeresse. 
De meme que 1a societe de 1830 avait trouve avec Pargent son 
element de pouvoir, de meme 1a soeiete du second Empire a trouve 
avec le feminisme 1a formule moderne, 1a gräce, le eharme, ee je ne 
sais quoi qu'on a appele 1e a chic n. Sous le premier Ernpire, les 
deux aristocraties se tenaient a distanee : sous le second Empire, 
tous 1es mondes se sont melanges par 1a femme. Certes Pexemple 
venait de haut, mais Pexotisme, i1 faut le dire, a grandement con- 
trihue a ces rapproehernents. 
La femme du seeond Empire a connu 1es larmes et 1a douleur, 
elle qui ne revait plus que fetes et plaisirs. Aceusee de legerete, e11e 
s'est montree vaillante, e11e a prouve que les qua1ites primordiales 
du sexe, jadis tant prisees, xfavaient point cesse de lui appartenir, 
que derriere 1a mondaine 011 etait toujours certain de rencontrer 1a 
eompagne vaillante et 1a mere devouee. Contrairement a leurs aieules 
de 1815 qui avaient vu dans Pennemi presque u11 liberateur, les 
femmes de 1870 entretinrent 1e feu saere du patriotisme, et releve- 
rent les courages. Et depuis lors, on vit nombre (Pentre elles s'0bs- 
tiner a porter 1e deuil de leur Cour, de leur vie de plaisir et de 
leurs enfants tomhes pour 1a patrie.
        

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