Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1911066
NEUVIEINIE 
SIECLE. 
 
 
 
Les femmes avaiont reve de pouvoir, formule des theories, puis, 
avec une ardeur non moins grande, sletaient jetees dans les plaisirs; 
et voila que, subiteinent, le Consulat les rendait au seul gouverneinent 
de leur manage, et peu apres, les contenant plus etroitement encoro 
dans les lie11s domestiques, PEmpire faisait reconnait-re par la loi llau- 
tocratie maritale, temperee, il est vrai, a l'aide du divorce. D'abord, 
elles furent eharmees, captivees : sensibles au succes, elles vini-ent 
au devant du tvriomphateur, attirees par la jeunesse, profoildement 
remuees par Peclat des victoires, par les splendeurs de tout uu brillant 
etat-major. Elles souriaient, dans le rayonnement des jeunes annees. 
a cette pompe, a ce decor, a ces lauriers eueillis dans toutes les capi- 
tales de llEurope : la fen1n1e 11'a-t-elle pas toujours aime laudace, 
les fetes, le luxe! A leur tour, elles electriserent les guerriers, elles 
rendirent le Soldat invincible; a leur tour elles laisserent sur los ohamps 
de bataille des traces 11011 equivoques de leur devouement , elles userent 
de leur pouvoir pour faire le bien, pour adoucir les exigences du 
vainqueur. 
Mais derriere Bonaparte voila que surgit Napoleon, le mouvement 
perpetuel, 1a guerre en permanence. Et l'homme des armees d'Italie 
n'est deja plus le meine; il semble qu'en se dirigeant vers le Nord il ait 
perdu de son ideale beaute. (1 Ceux qui, dix ans auparavant, nous etaient 
apparus comme des iigures de medaille antique n, ecrit une fenime 
de 1810, a prenaient les traits crochus de tourmenteurs de peuples. 1) 
Uimage me parait just-e, mais il convient encore dajouter ceci : elles 
aussi, les femmes avaient change. Jeunes filles e11 1790, meres aujour- 
d'hui, elles avaient des enfants que 1a conscription allait ravir et, peut- 
etre, faucher; elles ne vivaient plus que dans des transes perpetuelles, 
sans entrain et sans sommeil. 
Voulez-vous entrer dans Pintimite de cette vie qui ne connait plus 
1c repos, lisez le tableau qu'en trace Pauteur des Jlloeurs administra- 
tives : a Sous le regne du turbulent Napoleon, durant ces quinze 
annees de mouvement perpetuel, quel employe a jamais trouve le 
temps de lire un journal, de (lonner un quart d'heure ä son frugal 
dejeunerl Quel sous-clmef pouvait se Hatter de coucher dans son lit;
        

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