Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
XIXe siècle (en France)
Person:
Grand-Carteret, John
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1908879
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1910207
DlX-NEUVIEME 
SIECLE. 
 
promptement a Madrid. Uenvoye de M. Guizot exposa Pafiiaire, 
qui nfetait point sans importanceLe roi trouva justes toutes les 0b- 
servations qui 111i furent presentees; i1 proinit de faire ce qui etait 
utile. Cependant, au dernier moment, il se ravisa : (r Pour une de- 
marehe aussi delicate, dit-i1, je tiens a Consulter 1a reine. n I1 sonne. 
La reine, prevenue, se rend aupres du roi. a Ecoute, ma ehere 
amie, une eonnnunication de M. G-uizot : je serais bien aise d'avoir 
ton avis. u) (Le roi tutoyait 1a reine.) 
e Uenvoye du ministre recoinmenee 1e recit des faits, 1a reine ap- 
prouve : cc Mais est-ee que nous ferons cette visite sans avoir consulte 
1a prineesse Adelaide? D ajouta 1e roi. Le roi sonne. La princesse se 
rend a ee petit conseil de falnille; tous les faits sont racontes u11e 
troisieme fois. Madame Adelaide partage 170pini0n du roi et de 1a 
reine : a Mais, est-ee que vous irez, dit-elle, sans Diontpensier, chez 
1a reine Christine, sa belle-mere?  Le duc de Montpensier devant 
qui on recomnlence, n11e quatrieme fois, 1a communieation, approuve 
tout; mais le roi, alares reflexion, ajouta encore : a Est-ee que nous 
ifennnenerons pas Fernande? n  Non, 11011, repondit brusquement 
le jeune duc, nous ne savons pas tout ee qui se pourra dire dans cette 
conversation avee 1a reine Christine. n Le negoeiateur eehappa ainsi 
a Pobligation de recomnlencer un einquieme reeit. 
Depuis Napoleon 1"1es IIIOGUPS de 1a Cour avaient, 011 1e voit, ehange. 
Jadis, 1a souveraine etait priee de ne pas sbeeuper de politique; main- 
tenant, e11e devenait, si ee n'est 1e eonseiller, du moins le confident 
du roi. Fenlnle, soeur, iils, tous sont adlnis a donner leur apprecia- 
tion sur les affaires de PEtat; la France se transformait en une sorte 
de soeiete en commandite. 
Contrairement ä Louis XVIII et ä Charles X qui disparurent sans 
laisser aucune oeuvre personnelle, ne faisant que reprendre et 0011- 
tinuer Pancienne tradition monarchique, Louis-Philippe attachera 
S011 110m ä une entreprise qu'on a pu juger diffäremment, suivant 
le point de vue auquel 0n s,est placä, mais qui märite de ne 
point passer inapergue, car c'est, e11 France, 1a premiäre grande ten- 
tative düanseiglu-zment par l'image, je veux parler du Musäe de Ver-
        

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