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le Barbie; de Sdville contenait le Mariage de Fi-
garo, llAuberge des Adrets etait grosse de Robert
Macaire, et plus tard un homme de genie, sedtiit
par ce type, trouva dans Vautrivt un sort. malheu-
reux comparable a celui de 1a lllere coupable de
Beaumarchais.
Ces trilogies dramatiques ont peine a se perpe-
tuer dans leur succes; pourtant il est impossible
de separerllrederiek, Daumier etBalzac a. propos
de cette (DUVFC1 : trois natures surabondantes,
inegales, enfievrees, dont l'une, escaladant sans
cesse les montagnes de la criealion, devait s'affir-
mer et grandir par son labeur obsline, son regard
profond et sa vie de Titan.
Le sueces de Robert Macafire fut considerable;
mais le ministere trouvant qu'il y avait danger a
se railler avec tant d'audace des lois et des insti-
tutions sociales, le drame fut interdit.
Ce fut alors que Philipon, sans cesse aux aguets,
entreprit de donner une nouvelle vie par le crayon
il ce type fameux, en enlevant toutefois le carac-
tere sanglant qui au debut avait caraclerise cette
figure.
1 Malgrd les dcni-gations de Balzac, je ne poux croire que le Tou-
rangvau gausscur n'ait pas vu sans plaisir In ressemblance de coif-
fure de Ifrädärick avec le toupet, lügcndaire do Louis-Philippe, res-
semblance qui lit interdire lu piaäce de Vautrioz.