Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Histoire de la caricature antique
Person:
Champfleury
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1413602
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1415880
HISTOIRE 
DE 
LA 
CARICATURE 
ANTIQUE. 
165 
Ce fou, laid et mal venu, avant le privilege de tout 
dire et de tout faire, nourrissait au fond du coeur une 
haine contre les courtisans de belle prestance. Son 
costume bigarre ltirritait contre la soie et le velours 
des princes : sa dure fonction de toujours rire fai- 
sait que, meprisant les grands, il langait a la tetc 
de son maitre des hardiesses qu'on appellerait ref- 
volutionnaires aujourd'hui; mais, comme le moyen 
fige ne prevoyait pas 1789, ces fous ne paraissaient 
pas dangereux, et les baillonner eut semble une 
enormite.  
Les fous existerent dans Pantiquite, avec les 
memes apanages, les mernes hardiesses, les memes 
bosses. Et Pantiquite, les trouvant plaisants, en a 
laisse sur les murs de Pompei, ddlerculanum, de 
nombreux temoignages peints. 
Les Romains aimaient a ecouter lcs faceties des 
nains : ceux diAlexandrie etaient reputes les plus 
spirituels, et les Egyptiens en faisaient le commerce. 
Auguste, quoiqu'il eüt les monstruosites en hor- 
reur, montrait a ses liotcs un jeune nain a la voix 
onorme, nomme Lucius, qui ne pesait que dix-sept 
livres, et il permit a Julia de se faire suivre dlun 
nain nomme Canopa. Tibere entretenait un nain 
parmi ses bouffons, comme plus tard Philippe IV 
fournit a Velasquez l'occasion de peindre Petrango 
et admirable tableau des nains de la cour. Alexan- 
dre Severe donna au peuple le spectacle de nains,
        

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