Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Histoire de la caricature antique
Person:
Champfleury
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1413602
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1415689
DE 
L A 
CARICATURE 
ANTIQUE. 
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ces legumes, je te deshabillerai, voleur, dans la 
plate-bande meme,  Tu diras que c'est une 
honte pour un dieu d'agir de la sorte. Je le sais bien, 
c'est honteux, mais sache qu,on 11e m'a place ici 
que cette fin. v 
Ces morceaux, choisis dans divers poätes, don- 
nent le veritable sentiment des anciens sur un 
vice qui honteusement s'est glisse parmi les civilisa- 
tions modernes. Sous ces epigrammes se cache une 
satire de la debauche. Petrone a fait place a des 
poetes de troisieme ordre, dont les noms, pour la 
plupart, sont restes inconnus. On dira que ces poätes 
appartiennent a la decadence romaine, a Yepoque 011 
les satiriques se donnaient a coeur joie le plaisir de 
railler les vices et les plaies d'une societe gangrenee; 
mais le symbole priapique, tel qu'on le retrouve peint 
et sculpte sur de nombreux monuments, est d'accord 
avec les injures que lance Aristophane a la face des 
dehauclies de son temps, car le poete a donne un 
moyen certain de reconnaitre exterieurement leurs 
vices, et ces marques phalliques dans leur honteux 
developpement sont les mcmes dont se vante Priape. 
La pudeur n'est pas une qualite moderne; on le 
voit par l'allocution de Priape a une jeune fille : 
a O niaise jeune fille! pourquoi ris-tu? Non, Praxi- 
tcle ou Scopas ne m'ont point fagonne, je n'ai pas 
regu le dernier coup de main d'un Phidias; mais un 
simple paysan mia taille dans un bois grossier, et il 
ll
        

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