Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Histoire de la caricature antique
Person:
Champfleury
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1413602
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1415095
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HISTOIRE 
marche. Elle emprunte il la lionne son allure et ses 
bonds. Par devant, on voit une femme ailee, au mi- 
lieu, une lionne fremissante, par derriere, un ser- 
pent qui s'enroule. Ce n'est cependant ni un ser- 
pent, ni une femme, ni un oiseau, ni une lionne; 
car fille, elle est sans pieds; lionne, elle n'a pas de 
tete : c'est un melange confus d'etres divers, et ses 
parties imparfaites forment un tout complet. n 
Telle est une epigramme de Mesomede sur le 
Sphinx, non sans analogie avec ces pierres gravees. 
a On ne peut douter, dit M de Caylus, que l'as- 
semblage ridicule, ou du moins contraire ä la na- 
ture, de plusieurs tetes melees quelquefois avec des 
corps ou des parties d'animaux, et toujours placees 
en differents sens, n'ait tire son origine de la Grece; 
on pretend meme que cette sorte de critique a ete, 
en premier lieu, employee par Soerate. Le fait pour- 
rait elre contredit; mais cette plaisanterie, ou plutot 
cette espeee de satire s'est perpetuee; on la voit 
meme souvent repetee plus diune fois, d'autant que 
les Romains l'ont adoptee. Nous ne pouvons en dou- 
ter, non-seulement par la quantite de copies en ce 
genre que cette nation nous a laissees de plusieurs 
ouvrages grecs, mais par les gravures quielle a pro- 
duites, et dont l'objet etait semblable. n 
Dans ces matieres ardues, qui m'ont fait interro- 
ger vainement plus d'un erudit, le mieux est d'ex- 
poser un dessin comme on etend le cadavre d'un
        

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