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iniinie, et l7air me manque I Nous ne saurions retourner
dans nos montagnes ; nous avons ers vaincus par les
grandes familles du Nord; elles sont descendues sur nos
prairies, ont tout ravage quand nous avons voulu les re.
pousser. Plus n0mbreux que nous, ces hommes commans
daient en maitres. Nous ne sommes pas faits pour obäir,
il a donc fal1u quitter nos demeures; laisse lä tes regrets.
Etant enfant, je suis descendu avec mon pere, qui vendait
de la laine dans ces plaines heureuses, ou croissent des
arbres couverts de fruits, ou les rivieres coulent doucement
ä travers les ombrages, ou l7homme ne souFfre jamais ni de
la faim ni du froid. Les Dasyus ont des maisons grandes et
bien bäties, des tr0upeaux en abondance. Quand tout cela
sera ä nous, tu 0ublieras ca cabane de la montag11e. D