Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1140471
 81  [ SALLE ] 
isolement des autres services, leur peu de communications directes avec 
les defenses, le voisinage de vastes caves on magasins propres a contenir 
des vivres, des armes, etc. 
Ces salles basses sont en effet ouvertes sur la cour du chateau, mais 
11e communiquent aux defenses que par les dehors ou par des postes, 
Uest-a-dire par des escaliers passant dans des tours. Ainsi le seigneur 
avait-il moins a craindre la trahison de ces soldats (l'aventure, puisqu'ils 
110 pouvaient arriver aux defenses que commandes et sous la surveil- 
lance de capitaines ilevoues. A plus forte raison, les occupants de ces 
salles basses ne pouvaient-ils penetrer dans le donjon que s'ils y etaient 
äppeles. Des la {in du XIIIÜ siecle, ces dispositions sont deja apparentes, 
quoique moins bien tracees que [iendant les xivc et xv" siecles. Cela 
fexplique. Jusqu'a la lin du X1110 siecle, le regime feodal, tout en s'affai- 
blissant, avait encore conserve la plllSSüllCC de son organisation. Les sei- 
lälleurs trouvaient s'entourer (l'un nombre (Ylionnnes surs, assez consi- 
(lerable pour pouvoir se dcfendre dans leurs chateaux; mais a dater du 
xive siecle, les liens feodaux tendent a se relacher, et les seigneurs 
possedant de grands fiefs sont obliges, en cas de guerre, d'avoir recoins 
Flux soldats mercenaires. Les vassaux, les hommes liges memes, les va- 
vasseurs, les villages ou bourgades, rachetent a prix d'argent le service 
personnel qu'ils doivent au seigneur fcotlal; et celui-ci, qui, en temps 
de paix, trouvait un avantage a ces marches, en cas de guerre se voyait 
oblige d'enroler des troupes (lliventuriers qui, a dater de cette epoque, 
n'ont d'autre metier que de louer leurs services, et qui (leviennent un 
fleau pour le pays, si les querelles entre seigneurs seteignent. Pendant 
le temps de calme qui permit a la France de respirer, sous Charles V, 
ÜPPÜS les desastres du milieu du xlv" siecle, ces troupes devinrent un si 
gros embarras, que le sage roi ne trouva rien de mieux que de les placer 
sous le commandement de du Guesclin, pour les emmener en Espagne, 
contre don Pedro. 
A Yepoque ou l'on eleva la grandsalle du chateau de Montargis, Yetat 
feodal n'en etait pas arrive a cette extremite fächeuse de recruter ses 
defenseurs parmi ce ramassis de routiers, et deja, cependant, on voit 
que la salle basse est isolee, n'ayant d'issues,que sur la cour, sans com- 
munications directes avec les defenses. Nous verrons comment, dans des 
chateaux plus recents, cette disposition fut plus nettement accusee, et 
quelles sont les precautions prises par les seigneurs feodaux pour tenir 
ces troupes de mercenaires sous une surveillance constante. 
Avant d'en venir a donner des exemples de ces dispositions toutes 
partieulieres, nous devons, en suivant l'ordre chronologique, parler ici 
de la grandsalle du Palais de Paris, batie sous Philippe le Bel, par 
Enguerrand de hlarigny, comte de Longueville. De cette salle, la plus 
grande du royaume de France, il reste aujourd'hui Petage inferieur, des 
plans, et une precieuse gravure de du Cerceau, non terminee, dont on 
ne possede qu'un tres-petit nombre d'epreuves. Cet etage inferieur est 
    
        

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