Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1140466
[ SALLE ]  80  
 Dans les palais episcopaux, les deux salles superposees avaient une 
destination bien connue. La salle basse etait Fofficialite; la salle haute, 
le lieu propre aux grandes reunions (liocesaines, synodes, assemblees 
du clerge, au besoin salle de banquets. D'ailleurs les cveques etaient 
seigneurs feodaux, et, comme tels, ils devaient, dans maintes circon- 
stances, reunir leurs vassaux. On a peut-etre moins eclairci la destination 
des deux salles superposees dans les chateaux des seigneurs laiques. Ge- 
pendant cette (lisposition est trop generale pour qu'elle n'ait pas ete im- 
posee par des usages uniformes sur tout le territoire feodal de la France. 
C'est en examinant soigneusement les voisinages de ces grandes salles, 
la maniere dont leurs ouvertures sont placees, leurs issues, que nous 
pouvons nous rendre compte des usages auxquels etaient destinees les 
cnuvres basses, car, pour Fetage superieur, sa destination est parfaitement 
delinic. 
Quand on voit les ensembles des plans de nos grands chateaux feodziux, 
on remarque qu'il n'y avait pour la garnison que des locaux peu etendus. 
Ceci s'explique par la composition meme de ces garnisons. Bien peu de 
seigneurs feodaux pouvaient, comme le chatclain de (loucy, au Xlllc sie- 
cle, entretenir toute Fannee cinquante chevaliers, dest-it-dire cinq cents 
hommes (l'aimes. La plupart de ces seigneurs, vivant des redevances de 
leurs colons, ne pouvaient, en temps ordinaire, conserver pres d'eux 
         
vassaux devaient Testage, la garde du chateau seigneurial, pendant qua- 
rante jours par an (temps moyen). Mais il y avait deux sortes de vassaux, 
les hommes ligos, qui devaient personnellement le service militaire, et 
les vassanx simples, qui pouvaient se faire remplacer. De cette coutume 
feodale il resultait que le seigneur etait souvent dans l'obligation d'ac- 
cepter le service militaire de gens qu'il ne connaissait pas, et qui, faisant 
Inetier de se battre pour qui les payait, etaient accessibles a la corrup- 
tion. Dans bien des cas (lätilleurs, les hommes liges, les vassaux simples 
ou leurs remplacaiits, ne pouvaient suflire a defendre un chateau sei- 
gneurial; on avait recours a des troupes de mercenaires, gens se bat- 
tant bien pour qui les payait largement, mais au total peu sürs. Uctait 
donc dans des cas exceptionnels que les garnisons des chateaux etaient 
nombreuses, mais il faut reconnaitre que du X110 au xvc siecle, la de- 
fense etait tellement superieure a l'attaque, qu'une garnison de cin- 
quante hommes, par exemple, suffisait pour defeinlre un eliätteau d'une 
etendue mediocre, contre un nombreux corps (Yarmee. Quand un sei- 
gneur faisait appel a ses vassaux et que ceux-ci s'enfermaient dans le 
chateau, on logeait les hommes les plus sürs dans les tours, parce que 
chacune d'elles formait un poste separe, commande par un capitaine. 
Pour les mercenaires ou les remplaeants, on les logeait dans la salle 
basse, qui fournissait a la fois un dortoir, une salle a manger, meme une 
cuisine au besoin, et un lieu propre aux exercices. Ce qui indiquerait 
cette destination, ce sont les dispositions interieures de ces salles, leur
        

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