Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1140314
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toutes les rosesxle quelque importance, a dater du X1110 siecle; le plomb 
iormant lui-menie goujon : tandis que dans les roses a rayons des X1112 
etxwe sieeles, les constructeurs ont place des goujons de fer dans les 
lits, goujons qui, en sbxydant, ont fait parfois eclater les pierres. La 
rose de la sainte Chapelle du Palais a etc taillee dans de la pierre dure 
de Vernon, et n'avait subi que des alterations partielles, par suite d'un 
ccartement des deux tourelles formant contre-forts t. 
ll n'etait pas possible de pousser plus loin la legerete en combinant 
ces roseaux de pierre destines ä maintenir des vitraux. La science du 
trace, la precision de Pexeeution, le calcul des pressions et des rosis- 
tances, avaient atteint leurs (lernieres limites, et les roses qu'on fit 
encore au commencement d11 xvi" siecle sont loin de remplir au meme 
(legre ces conditions. 
(l'est dans les proviilces de Flle-de-Franee et de la Champagne que 
les roses ont le plus d'etendue et sont composees avec le plus de savoir et 
de gent. (lependant on ne saurait passer sous silence les belles roses de 
la (filthfädfillt! de Chartres, qui (latent de la premiere moitie du xinc siecle, 
et qui sont si remarquables par leur style et leur execution 2. Celle de la 
facade occidentale, notamment, est un veritable chef-d'oeuvre, qui avait 
attire l'attention de Villard de Honnecourt, puisqu'il le donne dans son 
album; mais cette rose a ete gravec dans plusieurs recueils avec assez 
de soin et (l'exactitude pour que nous ne croyions pas necessaire de 
la reproduire ici. Elle se recommande par une structure singuliere- 
ment robuste et des combinaisons d'appareil d'une energie rare. Mais 
la pierre emplogfee (calcaire de Berchere) ne permettait pas ces delica- 
tesses de traces, ces fines (lecoupures des roses de Flle-de-Frztnee et de 
Champagne. 
Une ecole du moyen fige fort remarquable, celle de Bourgogne, 
semble n'avoir admis le principe des roses qu'avec deüance. Dans cette 
province, les roses sont petites et ifapparztissent que tardivement. Cepen- 
dant la Bourgogne possede des materiaux qui se pretent parfaitement 
il ce genre de claires-voies. On voit apparaitre les premieres roses dans 
1a petite eglise de blontreal (Yonne), qui date des (lernieres annees 
du X110 siecle. Celle qui s'ouvre a l'abside est remarquable par la naivete 
de sa structure. Nous en donnons le (Iuart (fig. 13). Elle se conlpose de 
trois zones de petites dalles (lecoupees, de 0'213 dR-ipaisseur, formant 
trois rangees de demi-cercles ajoures et ehanfreines entre lcs coupes. 
Pour faire saisir la taille de ces morceaux de pierre, nous presentons en A 
l'un de ceux de la zone intermediziire, et en B l'un de ceux de la zone 
interieure. Ces dalles sont simplement posees sur mortier et forment trois 
rangees de claveaux evides. A Pinterieur, les chanfreins sont continus, 
1 Voyez la Yllonogrnplzie de la sainte Chapelle du Palais, par V_ Gamin, 1851 
2 Voyez la Jlonographie (le la catlzädrale de Clzarlres, publide par Lassus, sous les aus- 
pices du blinislbre du l'instruction publique. 
VIII.
        

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