Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144818
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compte, mais sans lui donner la valeur d'une question touchant a l'art. 
Les architectes du moyen age ne se sont ni plus ni moins soumis a cet 
instinct vulgaire que les artistes grecs. Ils ne l'ont pas dedaigne, mais 
ils ont fait passer avant, les convenances, les besoins, et des principes 
harmoniques analogues a ceux des Grecs. Quand les maitres du moyen 
age ont eleve un monument dont la destination comporte deux parties 
semblables, des pendants, en un mot, ils n'ont pas affecte la dissemblance. 
Les plans de leurs eglises, de leurs grandes salles, sont symetriques, 
suivant la signification moderne du mot  Mais les plans de leurs cha- 
teaux, de leurs palais, presentent les irregularites d'ensemble qu'on 
retrouve non moins profondes dans les villa? et dans les maisons des 
anciens. Jamais le plan du Palatin meme, concu sous l'empire, a une 
epoque cependant ou l'on trouvait une sorte de majeste dans les pendants, 
n'a etc un plan symetrique au point de vue moderne. 
A l'article PROPORTION, nous avons fait ressortir certaines formules geo- 
metriques a l'aide desquelles les maitres du moyen age obtenaient des 
rapports harmoniques dans leurs monuments. Il est bien evident qu'ils 
n'avaient pas que cette methode; ils se servaient egalemcnt des nombres, 
et employaient un mode symetrique analogue a celui admis chez les 
Grecs, bien que les deux architectures diiferent essentiellement dans 
leurs principes. Nous avons constate d'ailleurs que les Grecs, a l'instar 
des Egyptiens, employaient aussi la methode geometrique, car ces deux 
methodes, derivant des nombres et de la geometrie, se preten-t un con- 
cours naturel. 
jourd'hui le nom de puzssances, puisque les mathematiciens disent dans le langage usuel ; 
deuxieme puissance, trozls-ieme puissance d'un nombre, pour exprimer le carre ou le 
cube? 
n Mais portons notre attention surtout sur les nombres 9, 16 et 25, qui correspondent 
aux trois hauteurs du petit chapiteau. Ce sont les carres des nombres 3, A et 5, lesquels 
servent a former le triangle symbolique (Ggyptien) qui a joue un si grand role dans l'an- 
tiquite. Ce triangle sert d'ailleurs a däterminer l'inclinaison de Fechinc des chapiteaux 
de Pestum. Il sert encore a determiner l'inclinaison de Pechine des chapiteaux du Par- 
thenon (ordre interieur); seulement, dans ce dernier exemple, le triangle est renverse : 
c'est le cote vertical qui est egal a A, et le cote horizontal qui est egal a 3. 
 Si la hauteur de la partie inferieure du chapiteau du grand ordre (a Pestum) avait 
pu ätre egale a 130 au lieu de 150, la hauteur totale de ce chapiteau aurait me elle- 
mäme egalc a 1190, dest-a-dire au carre de 7. J'ai explique, dans un memoire sur cet 
edifice, pourquoi le nombre 15 avait ete prefere au nombre '13. 
n Quoi qu"il en soit sur ce dernier point, il est de fait qu'a Pestum tous les nombres 
employes sont impairs ou carres. C'est une loi generale. a Imparem enim numerum 
observari nzoris est n, dit Vegece dans son traite De re militari, lib. IIX, cap. Vlll, n 
1 Dans ces plans, il faut tenir compte des modifications ou adjonctions faites apres 
coup, et qui ont detruit les similitudes. C'est ce que ne font pas toujours les personnes 
qui supposent que les architectes du moyen fige cherchaient Pirregularite. Ainsi avons- 
nous entendu souvent des critiques mettre sur le compte d'une conception premier-e des 
adjonctions ou modifications posterieures de quelques siecles.
        

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