Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144722
[ SYMBOLE ]  506  
nos cathedrales, on ne voit plus, comme dans les sculptures des eglises 
monastiques, la premiere place donnee aux legendes (les saints fonda- 
teurs des ordres religieux, aux personnages ayant vecu dans Fausterite 
et la contemplation cenobitique. C'est le travail, la vie militante, la 
lutte, qui partout sont glorifies. Ce sont les personnages qui dans le 
diocese ont voue leur vie a secourir, a instruire les hommes, qui prennent 
les premiers rangs. Cet hommage rendu a la vie active, laborieuse, est un 
fait qui meritc l'attention, en ce qu'il se developpe avec une energie 
remarquable au commencement du X1116 siecle, sous l'influence des 
ecoles laiques d'artistes du Nord. En effet, le symbolisme de nos grandes, 
cathedrales franeaises possede son caractere propre; les monuments le 
demontrent de la maniere la plus evidente, mais aussi un livre tres- 
curieux, acheve en 12811, le Rationale divinorurwz ofjtciorztm de Guillaume 
Durand, eveque de Mende. Ce prelat ne vecut que peu d'annees a Paris, 
pour se livrer aux etudes du droit canonique et du droit civil; c'etait 
vers 1255. Le reste de sa vie se passa en ltalic et dans le midi de la France, 
ou il occupa le siege de Mende. Or, Guillaume Durand, qui, dans son 
ouvrage, commence par ecrire sur Feglise et ses parties, parle des foncie- 
ments, des murs, des piliers, voütes, toits, fenetres, de l'orientation, des 
tours, des portes, etc. A toutes ces parties du monument il attache un 
sens symbolique; mais lorsqu'il traite des sculptures et peintures, il 
s'etend peu, donne des interpretations vagues, et parait avoir en vue les 
ouvrages des Grecs byzantins. C'est qu'alors, vers latin du XIIIB siecle, en 
ltalie et dans les provinces meridionales de la France, l'imagerie etait 
encore toute byzantine, ou sous l'empire des traditions gallo-romaines 1, 
et les grandes conceptions sculpturales des ecoles de Flle-de-France, de 
Picardie, de la Bourgogne et de la Champagne avaient a peine penetrti 
au dela de la Loire. On commeneait a elever les cathedrales de Limoges, 
de Clermont, de Narbonne, a l'imitation (comme architecture) des eglises 
d'Amiens et de Beauvais, mais ou l'absence de la statuaire se fait remar- 
quer, et ou la sculpture d'ornement meme est d'une secheresse et d'une 
sterilite d'invention peu communes a cette epoque. L'imagerie et la sym- 
bolique de nos monuments du Nord sont donc bien reellement locales; 
et pretendre faire deriver ces ecolcs des Italiens, Lombards ou autres, 
c'est commettre un singulier anachronisme. 
Au point de vue de la pratique de l'art, nos ecoles laiques du Nord 
n'ont pu s'inspirer des ecoles lombardes, puisqu'elles sont en avance de 
pres d'un sieele sur celles-ci, comme perfection dexecution; elles ne se 
sont morne que bien peu appuyees sur notre art roman, ainsi que le fait 
ressortir, pensons-nous, notre article sur la STATUAIRE. Quant a la sym- 
bolique de ces ecoles, elle leur appartient bien en propre- Le Silence de 
Guillaume Durand, plus Italien que Franeais, prouve qu'a la lin du 
X1116 siecle, cette symbolique etaitignoree en Italie, et QIYOH s'en tenait 
STATuAmx-z. 
Voyez SCULPTURE,
        

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