Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144652
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font assez ressortir l'esprit logique, Punite de principe qui dirigeaient les 
maitres du moyen age. Ce n'est pas leur faute si nous avons mis Funite 
dans Funiformite, et si nos architectes en sont encore a ne voir que con- 
fusion et desordre dans un organisme dont ils n'ont pas etudie les phe- 
nomenes et Fenchainement methodique. Nous disons organisme, car il 
est difficile de donner un autre nom a cette architecture du moyen äge, 
qui se devcloppe et progresse comme la nature dans la formation des 
         
tionne, qu'elle complique, mais sans jamais en detruire l'essence pre- 
miere. Il n'est pas jusqu'a la loi d'equilibre appliquee a cette architec- 
ture pour la premiere fois, qui ne procure comme une sorte de vie a ces 
monuments, en opposant, dans leur structure, des actions inverses, des 
pressions a des pressions, des contre-poids a des porte a faux; en deeom- 
posant des pesanteurs pour les rejeter loin du point ou elles tendraient 
verticalement; en donnant a chaque profil une destination en rapport 
avec la place qu'il occupe, s chaque pierre une fonction telle qu'on ne 
saurait supprimer aucune d'elles sans compromettre l'ensemble. N'est-ce 
pas la la vie autant qu'il est permis a l'homme de la communiquer a 
Fmuvre de ses mains ? Science, ingäniositä que tout cela, objectera-t-on; 
mais art, point. Soit; mais alors qu'est-ce donc que l'art de l'architec- 
ture? Ce n'est donc qu'une forme traditionnelle ou arbitraire, l'une ou 
l'autre? Si traditionnelle, pourquoi une tradition plutot qu'une autre? 
Si arbitraire, il n'y a plus ni principes, ni lois; ce n'est plus un art, mais 
la plus ehere de toutes les fantaisies et la moins justifiee. 
Dans un edifice, de ce que chaque pierre remplit une fonction utile, 
necessaire ; de ce que chaque profil a une destination preeise, et que son 
trace indique cette destination ; de ce que le mode de proportions admis 
derive d'une harmonie geometrique; de ce que Fornementation procede 
d'une application de la flore, suivant une observation aussi vraie qu'in- 
genieuse; de ce que rien n'est livre au hasard; de ce que les materiaux 
sont employes en raison de leurs qualites et indiquent ces qualites par 
la forme qui leur est donnee, s'ensuit-il que l'art soit absent et que la 
science seule se laisse voir ? Admettons, si l'on veut, que tous ces faits 
materiels ne puissent constituer un art. Est-ce la tout? N'y a-t-il point 
dans ces constructions une idee ? Et cette idee est-elle un mystere im- 
penetrable pour nous qui en sommes les enfants ? Les maitres laiques ont 
les premiers tente ce que nous faisons, sinon en architecture, si fort 
attardee par le gouvernement aeademique, du moins dans l'industrie, 
dans les constructions navales, dans nos grands travaux d'utilite publi- 
que; ils voulaient soumettre la matiere, Fassouplir de telle faeon que 
tout devint possible. Sur des points d'appui greles, ils voütent de larges 
espaces. Dans ces grands vaisseaux, ils font penetrer partout la lumiere, 
et cette lumiere c'est la decoration, c'est la peinture; plus de murs, 
mais des tapisseries translucides. Contraints parles moeurs de leurs temps 
a construire des habitations seigneuriales qui soient en meme temps des
        

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