Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144474
 1131  L STYLE ] 
style, qui ne manque jamais a leurs productions d'art, est du a ce respect 
religieux pour ces principes auxquels la creation universelle se soumet 
la premiere, elle qui est le style par excellence. 
Mais dans des questions de cet ordre, il faut apporter la (lemonstration 
la plus sensible. D'ailleurs, nous ne nous occupons pas ici de philosophie; 
il ne s'agit d'autre chose que de faire saisir les grands principes, les 
principes les plus simples a l'aide desquels le style penctrc les ceuvres 
d'architecture.  
On voudrait bien parfois se persuader que l'artiste possede en nais- 
sant la faeulte de produire des (BLIVFBS de style, et qu'il lui suftit pour 
cela de se laisser aller a une sorte d'inspiration dont il n'est pas le maitre. 
Cette idee, un peu trop generale, et caressee des esprits vagues, ne 
semble pas avoir ete admise dans les temps qui ont su produire les (eu- 
vres les plus remarquables par le style. Alors on croyait au contraire que 
la production d'art la plus parfaite  les facultes de l'artiste admises, 
bien entendu- etait la consequence d'une profonde observation des 
principes sur lesquels l'art peut et doit tout d'abord s'appuyer. 
Nous laissons aux poetes et aux peintres a decider si ce qu'on appelle 
l'inspiration peut ou non se passer d'une profonde et longue observation; 
mais pour l'architecture, elle est condamnee, par le cote scientifique, 
par les lois imperieuses qui la dominent, a chercher tout d'abord Pele- 
ment, le principe qui devra lui servir d'appui, et a en deduire avec une 
rigoureuse logique toutes les consequences. Nous ne pouvons, en verite, 
avoir la pretention de proceder en vertu d'une puissance plus forte que 
celle de la crcation, nous qui ifagissons qu'en observant les lois qu'elle 
a posees. Or, quand on reconnait que la nature, tout inspiree qu'on la 
suppose, n'a pas reuni deux atomes sans se soumettre absolument a une 
regle logique, qu'elle a procede avec un ordre mathematique du simple 
au compose et sans abandonner un instant le principe admis tout d'abord, 
on nous permettra bien de sourire si nous voyons un architecte attendre 
l'inspiration, sans faire intervenir sa raison, qui seule, cependant, peut lui 
permettre d'imiter de bien loin cette marche logique suivie dans la 
creation de notre globe, sans aller plus loin. 
Certes, c'est un pauvre petit grain de poussiere que notre globe, mais 
enfin nous y vivons, nous pouvons le voir, l'observer; et si infime que 
soit l'objet dans Fimmensite, nous reconnaissons que pour le former, 
la nature n'a pas mal raisonne. On voudra bien nous pardonner cette 
digression, qui d'ailleurs n'est qu'apparente, car ce que nous allons 
(lire se rattache intimement il HOLPG art, et surtout a notre art pendant 
la pcriode du moyen fige. 
Le probleme a resoudre etait celui-ci: a Etant donnee une masse 
spheriqile, ou a peu pres, E1 l'etat de liquefaction brillante, la solidiügp 
a la surface par voie de refroidissement, dest-a-dire de retrait, de Con- 
densation, peu a peu, de maniere a former autour du spheroide en fusion 
une croüte homogene et suffisamment resistante.  
vm.  (il
        

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