Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144412
 1175  [ S'lUC j 
transferaient des reliques de corps-saints. Les translations de reliques 
donnaientlieu, de la part des populations, a des manifestations reli- 
gieuses dont aujourd'hui nous ne pouvons nous faire une idee. Tous ceux 
qui avaient quelque grace a demander au ciel, se transportaient sur le 
passage des reliques, et esperaient obtenir l'accomplissement de leurs 
vcnux par Yintercession du saint dont ils pouvaient approcher les restes. 
Uempressement redoublait autour des chasses, si ceux qui les trans- 
portaient faisaient une halte; alors detaient des guerisons subites de 
malades ayant la foi, ou des punitions terribles des incredules et profa- 
natcurs. On consacrait ordinairement le souvenir de ces haltes dans la 
campagne par un petit monument, une pierre, une croix, un reposoir 
(voyez Ri-zrosoni). 
Quand Philippe le Hardi fit transporter les restes du roi son pere a 
l'abbaye de Saint-Denis, il accompagna et voulut mcme porter la chasse 
qui contenait les ossements rapportcs de Tunis a Paris. Le funebre cor- 
toge Ilt le trajet a pied, et s'arreta plusieurs fois sur le chemin. Et, dit 
Corrozet l, a furent odiliees des stations et reposois, en facon de pyra- 
w mides, a chacune desquelles sont les cfligies de trois roys et l'image 
n du crucifix a la poincte, ainsi qu'on les voit encores de present. Aucuns 
n les appellent mont-joycs. a Il ne reste plus aujourd'hui qu'un fragment 
de ces stations sur le bord de la Seine, a Saint-Denis meme. 
STUC, s. m. Enduit compose de chaux, de sable tres-fm, de poussiere 
de calcaire dur ou de marbre, dont on revetait les maeonneries et 
meme parfois les appareils de pierre de taille, pour obtenir exterieure- 
ment ou interieurement des parements polis, sans apparence de joints, 
et qu'on decorait de sculptures delicates et de peintures. Les stucs 
furent employes des la plus haute antiquite. Les pyramides de Memphis 
etaient recouvertes d'un enduit stuque dont on voit les restes. Les Egyp- 
tiens reeouvraient leurs edificcs d'une tres-legere couche de stuc pour 
masquer les sutures de la pierre et pour recevoir la peinture. Les Grecs, 
quand ils employaient la pierre de "taille vulgaire, passaient sur les pare- 
ments un stuc legcr, poli, qu'ils decoraient de peintures. On retrouve 
la trace de ces stucages dans les monuments doriens de Sieile, ä Pes- 
tum, etc. Les Romains employerent le stuc tres-frequemment, soit pour 
les monuments publics, soitpour les habitations. Il n'est pas neeessaire 
ici de citer les nombreux exemples de l'emploi du stuc en Italie pendant 
läintiquite. Cette habitude passa dans les Gaules, et il n'est pas de con- 
struction gallo-romaine dans laquelle on ne trouve des restes d'enduits 
stuques, dest-ä-dire polis et peints. Les procedes de construction eurent 
la meme fortune que les arts ; ils perirent avec eux en Occident a la lin de 
l'empire romain, et les rares dehris des monuments des premiers Siägleg 
ne nous laissent plus voir que des enduits grossiers faits de mauvais ma- 
Les Anliquite: de Paris, par 
Corrozct Parisien, 1586.
        

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