Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144176
 1:51  l SOMMIER ] 
a mesure qu'on accnmulail: les sommiers, car, a la reunion des deux 
gables qui couronnent les archivoltes, il fallait rejeter les eaux par une 
gargouille enorine. Terminer brusquement cette superposition de som- 
miers en encorbellement par une gargouille et par la reunion des deux 
gables, c'etait produire pour l'oeil un effet de bascule desagreable, pres- 
que inquietant. Que fait l'architecte? En retraite de la saillie de l'en- 
corbellement et comme pour detruire l'effet de bascule, il pose une 
statue; non une statue debout et grele relativement a sa base, mais une 
statue assise, largement drapee et dans une pose tranquille. Puis derriere 
le dos de la statue, aq nu (de la jclmction des rampants des gables, un haut 
pinacle a jour, au mi ieu uque se loge encore une statue debout. 
La figure 7 ne peut donner qu'une idee incomplete de cette belle com- 
position, qui, sur le monumengfproduit un effet saisissant. A la base est 
un verseau, ügure moitie nue, inement rendue au-dessus de la uelle 
s'epanouit un large bouquet de feuillage avec son tailloir. Une cargatide 
large, trapue, drapee, debout sur ce tailloir, porte sur ses epaules un 
abaque epais, a angles droits, qui sert d'assiette ala gargouille, com- 
posec de trois assises en encorbellement les unes sur les autres. C'est la 
quhboutissent les deux rampants des gahles. Puis en retraite, sur un 
socle perfore, alin de laisser passer les eaux, s'assied un harpiste C0u.. 
renne; derriere lui se dresse le pinacle. Le verseau, une assise; le bou- 
quet de feuillage, une assise; la caryatide, une assise; l'abaque, une 
assise; la gargouille, trois assises; le socle du harpiste, une assise, prise 
sous les rampants: en tout, huit assises de pierres enormes et entrant 
profondemexit derriere l'extrados des arcs, comme pour former tas de 
charge. La statuaire, admirablement mise a Yechelle de l'architecture, 
est belle, grande, simple. Rien n'est plus gracieux que cet epanouisse- 
ment de plus en plus puissant, comme pour porter l'animal colossal qui 
le surmonte, termine par ce joueur de harpe, et ce pinacle delicat pro- 
tegeant une statue. Le contraste entre la partie inferieure on la pierre 
projette des ombres vigoureuses et larges, et le couronnement elegant, 
tout brillant de lumicre, est des plus heureux  
Il y a loin de cette alliance complote entre d'architecture et la sculp- 
ture, de cette exacte application d'une echelle admise, a ces superfeta- 
tions d'ornements, de profils, de frontons, de tympans charges de sculp- 
tures disparates, sans rapports düächelles, que nous vbyons accumuler 
sur la plupart de nos facades monumentales. Mais pourquoi nous plain- 
drions-nous de ces abus ? Ne rameneront-ils pas, a cause meme de leurs 
exces, le goüt du public vers les conceptions bien concues, bien ordonnees 
et savamment executees ? 
Il est fort difficile de reunir deux archivoltes sur un point d'appui, e; 
1 La partie antdrieure de la gargouille de pierre, brisäe, a du? rcmplacäe au Xve Siäcle 
par une grosse tätc de plomb assez grotesque. Les autres parties de ce sommier lrlilgigtrül 
(celui de gauche) ont peu souffert.
        

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